Chine : nouveau record
d’excédent commercial en 2007
La Chine a enregistré un nouveau record d’excédent commercial en 2007, de 262,2 milliards de dollars, en hausse de près de 50 % par rapport au précédent record de l’année précédente, selon des statistiques officielles publiées hier. La progression a été de 47,7 % sur un an, comparé aux résultats 2006 (177,47 milliards de dollars), a annoncé l’agence officielle Chine nouvelle citant les douanes. Les échanges commerciaux ont totalisé 2 170 milliards de dollars, selon la même source. Le géant asiatique avait, dès la fin du troisième trimestre 2007, battu son propre record annuel d’excédent commercial, et les économistes avaient alors tablé sur un surplus annuel de 260-280 milliards en fin d’année. Bien qu’attendu, cet emballement de l’excédent commercial devrait encore accroître encore les pressions sur la monnaie chinoise, le yuan.
Merrill Lynch devrait
annoncer 15 milliards de
dollars de dépréciation d’actifs
La banque d’affaires américaine Merrill Lynch devrait annoncer la semaine prochaine 15 milliards de dollars de dépréciations d’actifs, a indiqué hier le New York Times. Merrill Lynch doit révéler l’étendue de ces pertes dues à la crise des crédits hypothécaires à risque aux États-Unis (subprime) lors de la présentation de ses résultats la semaine prochaine, selon des sources bien informées citées par le journal. Ces pertes dépassent largement les prévisions des analystes qui tablaient sur des dépréciations de l’ordre de 12 milliards de dollars. Selon les mêmes sources, le plus grand courtier américain est actuellement en discussion avec des investisseurs américains, asiatiques et du Moyen-Orient pour bénéficier dans les prochains jours d’un financement additionnel de 4 milliards de dollars. Venant très rapidement après une précédente recapitalisation, ces renflouements montrent que la crise des marchés financiers est loin d’être finie et atteint plus durement que prévu les plus grands noms de Wall Street, indique le New York Times.
Le soja, à des sommets
historiques, dépasse les 13 dollars
Le prix des graines de soja a fini la semaine en s’envolant à des sommets historiques sur le marché à terme de Chicago, en réponse à une forte révision à la baisse des stocks américains de maïs, autre ingrédient de base de l’alimentation du bétail.
« Le cours des graines de soja est à un nouveau record. C’est la première fois que le contrat à échéance la plus rapprochée atteint 13 dollars », a indiqué Bill Nelson, analyste d’AG Edwards. Le contrat des graines de soja pour livraison en mars, le plus rapproché et le plus échangé sur le Chicago Board of Trade (CBoT), a clôturé hier à 12,9875 dollars (nouveau record de clôture), contre 12,6250 vendredi dernier Il a progressé de 2,87 %. Il était monté auparavant jusqu’à 13,1025 dollars, effaçant ainsi sa précédente marque de référence en séance, qui remontait en juin 1973 à 12,90 dollars. Le contrat de blé pour livraison en mars a terminé quant à lui à 9,0925 dollars le boisseau, contre 9,3150 en clôture vendredi dernier, soit une baisse de 2,38 %. Enfin, le maïs pour échéance en mars a fini à 4,95 dollars, contre 4,6675 il y a une semaine, en hausse de 6,06 %. Il est ainsi arrivé à des sommets depuis juin 1996, quand son prix dépassait les 5 dollars.
USA : Bank of America vient à la rescousse du premier
prêteur hypothécaire
Bank of America a lancé hier une offre publique d’échange sur le premier prêteur hypothécaire des États-Unis, Countrywide Financial, sauvant ce dernier d’une faillite annoncée aux conséquences potentiellement désastreuses pour l’économie du pays. Countrywide, qui fait l’objet de rumeurs récurrentes de faillite depuis plusieurs mois, « va bénéficier de la stabilité que lui apportera son appartenance à l’une des institutions financières parmi les plus grandes et les plus solides financièrement des États-Unis », a argumenté Bank of America. Avant de connaître ses difficultés présentes, Countrywide avait longtemps été l’une des plus spectaculaires « success stories » de la finance américaine. Fondé en 1969, Countrywide est devenu le premier prêteur hypothécaire du pays dans les années 90 et a permis à des millions d’Américains modestes d’accéder à la propriété. Entre 1982 et 2003, le rendement de l’action a atteint... 23 000 %, mieux que les firmes d’investissement les plus réputées. Mais pour conforter son leadership, le groupe a octroyé massivement ces dernières années des crédits à des ménages ne présentant pas toutes les garanties de solvabilité. Ce développement forcené sur le marché du « subprime », au départ payant, explique les difficultés actuelles du groupe.
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