Je me demande en effet qui se moque de qui (voir l’opinion de M. David C. Corm parue dans L’Orient-Le Jour du 25 décembre 2007). Voici quelques éléments qui pourraient rafraîchir les mémoires.
1) Le Parlement est verrouillé afin d’empêcher une prétendue majorité spoliée (suite primo à une loi électorale tordue et secundo à l’absence de jugement par le Conseil constitutionnel de 11 sièges litigieux) de légiférer à sa guise, car elle ne représente simplement pas le peuple.
2) Si le sit-in dans le centre-ville dérange tellement l’économie du pays, qu’attend le gouvernement en place pour entamer des négociations avec l’opposition pour régler ce problème, au lieu de déclarer qu’il a décidé d’ignorer les manifestations de ladite opposition ?
3) Si l’opposition a, bien malgré elle, dû se résigner à accepter certaines décisions du Conseil des ministres, qu’elle ne reconnaît pourtant pas, c’est pour la simple raison qu’elle considère ledit Conseil comme force de facto, ce qui ne change rien à sa situation de gouvernement illégitime. Je rappelle, à ce propos, que, durant la guerre de 1975-1990, plusieurs personnalités locales, ainsi que des représentants d’États étrangers, dont des ambassadeurs, ont dû se concerter ou négocier avec certaines milices locales, parce que souvent l’État était absent et qu’il n’y avait aucun autre interlocuteur disponible sur le terrain.
4) Le général Aoun n’a jamais compté sur les pro-Syriens, les Syriens, ni sur personne d’autre que le peuple libanais qui l’a élu ou qui l’appuie, car personne ne peut nier que cet homme n’est hypothéqué à aucune puissance ni régionale ni étrangère.
5) Le général Aoun avait demandé au Congrès américain de rectifier une faute colossale commise par les États-Unis une première fois en 1976 lorsque ce pays avait cédé le Liban à la Syrie et avait renouvelé le bail en 1990, afin de pousser la Syrie à joindre les forces de la coalition anti-irakienne.
6) Le général Aoun avait accepté l’offre de l’ambassadeur français de l’époque, M. René Ala, de se rendre à l’ambassade, afin de sauver les éléments de l’héroïque armée libanaise qui continuaient à se battre comme des lions, parce que c’était une bataille perdue d’avance, étant donné l’entrée en action de l’aviation syrienne. Cette noble intervention française n’était pas uniquement due à cet ambassadeur, mais aussi et surtout aux autorités françaises de l’époque, sous la présidence de feu François Mitterrand, qui avait considéré que l’honneur de la France était en jeu. Le président Chirac n’a fait qu’hériter de cette situation au nom du principe de la continuité.
Article paru le mardi 01 janvier 2008
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Je me demande en effet qui se moque de qui (voir l’opinion de M. David C. Corm parue dans L’Orient-Le Jour du 25 décembre 2007). Voici quelques éléments qui pourraient rafraîchir les mémoires.
1) Le Parlement est verrouillé afin d’empêcher une prétendue majorité spoliée (suite primo à une loi électorale tordue et secundo à l’absence de jugement par le Conseil constitutionnel de 11 sièges litigieux) de légiférer à sa guise, car elle ne représente simplement pas le peuple.
2) Si le sit-in dans le centre-ville dérange tellement l’économie du pays, qu’attend le gouvernement en place pour entamer des négociations avec l’opposition pour régler ce problème, au lieu de déclarer qu’il a décidé d’ignorer les manifestations de ladite opposition ?
3) Si l’opposition a, bien malgré elle, dû se...