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Blanc et Perrin premiers de promotion, Hantz et Roux bonnets d’âne

Laurent Blanc et Alain Perrin, premiers de la classe, bonnets d’âne pour Guy Roux et Frédéric Hantz : la trêve permet de dresser un premier bilan pour les entraîneurs, grands animateurs du mercato estival. Premiers de la classe. Alain Perrin : dans le rythme. Lyon a rempli ses objectifs à la trêve, leader du championnat et qualifié pour les 8es de finale de la C1. Et pourtant rien n’a été épargné à celui qui est passé de la « 407 Peugeot de Sochaux » à la « formule 1 de Lyon » : départ des cadres (Tiago, Abidal, Malouda), blessures (Coupet, Cris), problèmes d’ego (polémique Govou-Juninho, arrivée tardive de Fred, cas Wiltord) et deux revers 3-0 pour commencer en C1. Rapidement surnommé « PPH » (Passera pas l’hiver), Perrin est resté zen, évitant de se mettre à dos Juninho, gérant l’éclosion de Benzema et Ben Arfa. Place à 2008 avec Manchester United en C1 ! Pablo Correa : le miracle permanent. Après son « mercato zéro », Nancy est dauphin de Lyon (avec 4 petits points de retard). Le président Rousselot rayonne : « Je n’échangerais pas Pablo Correa contre Fabio Capello ! » Laurent Blanc : premiers pas réussis à Bordeaux. Le défenseur réputé s’est révélé entraîneur exigeant et ne se satisfait pas d’une victoire si la manière ou l’état d’esprit ne sont pas au rendez-vous. les Girondins sont 3es. Bons élèves. Franck Dumas en plein rêve. Caen le promu est 4e d’une L1 qui ne respecte plus aucune hiérarchie. L’entraîneur des Normands devra gérer le départ de Gouffran, annoncé vers le PSG. Le maintien semble bien parti. Rudi Garcia : l’après-Hantz en beauté. L’ex-coach de Dijon a su intelligemment faire fructifier l’héritage de son prédécesseur au Mans (5e). Progression continue pour Antoine Kombouaré. Valenciennes (6e) est la 3e meilleure équipe à domicile, derrière Nancy et Lyon. L’ancien club du joueur Kombouaré, le PSG, aimerait en dire autant... Doivent se reprendre. Paul Le Guen, image brouillée. Le sauveur de la saison passée a essayé toutes les combinaisons possibles, sans convaincre, et figure au rang des accusés d’un recrutement estival raté. Il est le premier entraîneur du PSG (16e) à n’avoir gagné aucun de ses matches à domicile sur une demi-saison. Claude Puel démuni. L’un des meilleurs entraîneurs français n’a pu éviter les dommages d’une fin de cycle brutale, après un parcours frustrant en C1 la saison passée (qui a fissuré le vestiaire) et un mercato estival qui a viré au pillage des forces vives de Lille (17e). Bonnets d’âne. Guy Roux ou le contrat de trop. La star de l’intersaison, figure d’un débat politico-médiatique sur l’âge de la retraite, s’est rendu compte trop tard qu’il n’avait plus la « grinta » à 68 ans. Depuis, la galère continue pour Lens avec Jean-Pierre Papin à la barre (18e). Frédéric Hantz : fausse bonne idée. La greffe n’a pas pris à Sochaux. Le président Plessis a dû se résoudre à se séparer pour la première fois d’un entraîneur en cours de saison. Jean-Luc Ruty a pris l’intérim avant la trêve et pourrait passer le relais à Francis Gillot pour sortir le club de l’ornière (19e). Albert Émon : fin du sursis. Jean Fernandez, ancien coach de l’OM, a bien résumé la situation : « Albert Émon était en sursis perpétuel. C’est toujours l’entraîneur qui doit payer des mauvais résultats, mais je pense qu’il n’était pas le seul fautif ». La méforme de Djibril Cissé, les pépins de Samir Nasri et une défense à revoir (sauf Steve Mandanda) sont quelques-unes des clés. Éric Gerets n’est qu’au début de la reconstruction à Marseille. Pierre Dréossi: impuissance. Le manager général a laissé sa casquette d’entraîneur à Guy Lacombe après six défaites d’affilée en L1 à Rennes (13e). Francis De Taddéo : cauchemar. La montée a été pourrie par les blessures, les résultats catastrophiques et les débordements de supporters. Le ticket Pouliquen-Ettorre ne pourra sans doute qu’accompagner, le plus dignement possible, le FC Metz (20e) vers une descente programmée.
Laurent Blanc et Alain Perrin, premiers de la classe, bonnets d’âne pour Guy Roux et Frédéric Hantz : la trêve permet de dresser un premier bilan pour les entraîneurs, grands animateurs du mercato estival.

Premiers de la classe. Alain Perrin : dans le rythme. Lyon a rempli ses objectifs à la trêve, leader du championnat et qualifié pour les 8es de finale de la C1. Et pourtant rien n’a été épargné à celui qui est passé de la « 407 Peugeot de Sochaux » à la « formule 1 de Lyon » : départ des cadres (Tiago, Abidal, Malouda), blessures (Coupet, Cris), problèmes d’ego (polémique Govou-Juninho, arrivée tardive de Fred, cas Wiltord) et deux revers 3-0 pour commencer en C1. Rapidement surnommé « PPH » (Passera pas l’hiver), Perrin est resté zen, évitant de se mettre à dos Juninho, gérant l’éclosion de...