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Actualités - Chronologie

Marseille réagit entre frustration et fragilité

Marseille n’a pas tranché entre satisfaction et frustration, après le point pris, ou les deux perdus, dimanche à Bordeaux (2-2), où l’OM a pu revisiter avec intérêt une option offensive, mais a affiché une capacité persistante au flottement défensif. « C’est un match où, à la fin, tu ne sais pas si tu dois être content ou mécontent. » L’entraîneur Erik Gerets résumait l’état d’esprit d’Olympiens qui auraient sans doute signé, après la claque de Liverpool (0-4) en C1, pour un rebond en forme de nul chez le 3e de L1. Mais ne peuvent se résoudre à y avoir laissé filer un succès historique, qui eût été le premier depuis 30 ans. Un constat pourtant : « Cela fait longtemps que l’OM n’a pas eu autant d’occasions de buts à l’extérieur, surtout contre une équipe de haut du classement », disait Gerets du 4-4-2 avec la paire Niang-Cissé en pointe, recomposée pour la première fois en huit matches (OM-Lorient début novembre). « Tant que je n’aurai pas de certitude que l’équipe peut être plus dangereuse sur les côtés, les associer sera une possibilité », analysait à froid l’entraîneur lundi, regrettant juste la baisse physique, sur la fin, d’un Nasri « de mieux en mieux », mais pas encore au top. Solution d’avenir ? « C’est vrai que j’ai un peu moins d’espace... Mais il faut qu’on retrouve des automatismes avec Djibril, cela fait longtemps qu’on n’avait pas joué ensemble », tempérait Niang, malgré les promesses du premier but (2e) sur mouvement éclair en triangle avec Bonnart et talonnade de Cissé. « Discipline » Le jugement sur ce dispositif ne devra, toutefois, pas oublier les 2-3 occasions en or gâchées par l’OM (Cissé notamment) de part et d’autre de la pause. Ni le manque d’aide des attaquants à leur défense, pour lequel Niang plaida coupable. Et que Zubar rappela vertement à Cissé après l’égalisation. « Djibril était seul et je l’ai appelé pour qu’il marque Jussiê, il ne l’a pas fait, expliquait hier le défenseur. Il a pu tranquillement ajuster sa frappe. Quand un défenseur parle, il faut l’écouter. Avec Djibril, on s’est dit ce qu’on devait se dire. Maintenant, l’incident est oublié ». « Sur les coups de pied arrêtés, la discipline n’a pas été ce qu’elle devait être. L’un ou l’autre joueur reçoit des consignes et ne fait pas son boulot. J’attends des explications », résuma Gerets, tolérant pourtant pour sa charnière de circonstance Zubar-Faty « qui a fait au mieux ». Le manque de fraîcheur manifeste chez certains dans le 2e acte, le recul inévitable devant Bordeaux qui poussait, la parade inouïe de Mandanda sur Cavenaghi (90+3) : autant de signes qui finiront peut-être par convaincre les Phocéens qu’ils ne pouvaient, en fait, espérer mieux à Chaban-Delmas. Cela et quelques échos de Liverpool qui résonnaient encore dans les têtes. « Peut-être, conviendra Niang, qu’on était marqués : on a paniqué, c’est pour cela qu’on a pris ces buts, car on aurait dû être plus costauds sur ces coups de pied, on était prévenus. » Entre chantier offensif et explications de texte en défense, l’OM a donc de quoi plancher et oublier pour de bon la C1. Rien n’y contribuerait mieux qu’un succès sur le 4e, Le Mans, pour respecter le tableau de convalescence (4 points sur 2 matches), poursuivre la série (6 matches sans défaite) et basculer, pour la première fois cette saison, vers la première moitié de tableau.
Marseille n’a pas tranché entre satisfaction et frustration, après le point pris, ou les deux perdus, dimanche à Bordeaux (2-2), où l’OM a pu revisiter avec intérêt une option offensive, mais a affiché une capacité persistante au flottement défensif.
« C’est un match où, à la fin, tu ne sais pas si tu dois être content ou mécontent. » L’entraîneur Erik Gerets résumait l’état d’esprit d’Olympiens qui auraient sans doute signé, après la claque de Liverpool (0-4) en C1, pour un rebond en forme de nul chez le 3e de L1. Mais ne peuvent se résoudre à y avoir laissé filer un succès historique, qui eût été le premier depuis 30 ans.
Un constat pourtant : « Cela fait longtemps que l’OM n’a pas eu autant d’occasions de buts à l’extérieur, surtout contre une équipe de haut du classement »,...