La décision prise par Marco Van Basten d’abandonner son poste de sélectionneur de l’équipe des Pays-Bas après l’Euro 2008 n’a pas surpris grand monde au plat pays où la critique, souvent sévère, devenait de plus en plus oppressante pour « San Marco ».
Vu de l’étranger, le dénigrement de l’opinion vis-à-vis de Van Basten peut paraître étrange tant son bilan chiffré impressionne : en 43 matches à la tête des « Oranje », le jeune (43 ans) entraîneur a enregistré 28 succès, 10 matches nuls et seulement 5 défaites (pour 73 buts marqués et 24 concédés). Jamais un sélectionneur n’avait fait aussi bien aux Pays-Bas !
« Mais, au pays du football total, la manière est aussi importante que les chiffres », commentait il y a quelques jours Louis Van Gaal, actuel entraîneur d’AZ Alkmaar et ancien sélectionneur.
Et au niveau de la manière, les dernières sorties des Pays-Bas ont effectivement été calamiteuses. Des succès poussifs face à la Slovénie (2-0) et au Luxembourg (1-0) et une défaite (1-2) en Belarus. De quoi faire gronder les tribunes et faire perdre beaucoup de crédit au sélectionneur jadis adulé comme joueur.
« Capables de gagner l’Euro »
De récents sondages montrent que 60 % des supporteurs bataves pensent que leurs favoris ne franchiront pas le premier tour de l’Euro 2008 (où ils rencontreront l’Italie, la France puis la Roumanie) et que près de la moitié d’entre eux réclament la démission immédiate du sélectionneur.
« Il faut reconnaître que nos derniers matches n’étaient pas bons. Mais dans l’ensemble, le bilan de Van Basten est très positif et je suis persuadé que nous avons les capacités de remporter l’Euro », a réagi le gardien et capitaine de la sélection Edwin Van der Sar, mercredi dans la presse néerlandaise.
Le dernier rempart de Manchester United dit pourtant « comprendre » la décision de Van Basten de quitter son poste en juillet prochain, estimant que ce dernier « a désormais envie de prendre un club en main, de travailler au quotidien avec un groupe ».
Le sélectionneur, déjà annoncé à l’Ajax, assure qu’il n’a pas encore réfléchi à son devenir, concédant implicitement que sa décision n’a pas été dictée par les approches d’un club, mais bien par une lassitude face aux critiques.
Conflits personnels
Car en quatre saisons à la tête des « Oranje », l’ancien triple lauréat du Ballon d’or n’a pas été épargné, donnant certes souvent les bâtons pour se faire battre.
Dès sa prise de fonctions en juillet 2004, « San Marco » avait promis « un football offensif apportant du plaisir tant aux joueurs qu’aux spectateurs ». Une promesse qui le poursuit aujourd’hui dès lors que la manière fait défaut.
Ses conflits personnels avec plusieurs cadres (Mark Van Bommel, Clarence Seedorf et Ruud Van Nistelrooy) ont également interpellé l’opinion publique et des médias qui contestaient de plus en plus sa rigidité tactique.
Une presse en grande partie à l’origine du prochain départ de Van Basten, mais qui jugeait hier son annonce précipitée, craignant que le sélectionneur « démissionnaire » éprouve désormais des difficultés à transcender ses troupes.
Un sentiment déjà partagé par certains joueurs, comme Demy de Zeeuw, le milieu de terrain défensif d’AZ souvent titularisé en équipe des Pays-Bas.
« Je regrette son départ (...) et le moment choisi pour l’annoncer alors qu’avec l’Euro 2008, Marco Van Basten, a encore un grand défi à relever », expliquait-il mardi soir.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La décision prise par Marco Van Basten d’abandonner son poste de sélectionneur de l’équipe des Pays-Bas après l’Euro 2008 n’a pas surpris grand monde au plat pays où la critique, souvent sévère, devenait de plus en plus oppressante pour « San Marco ».
Vu de l’étranger, le dénigrement de l’opinion vis-à-vis de Van Basten peut paraître étrange tant son bilan chiffré impressionne : en 43 matches à la tête des « Oranje », le jeune (43 ans) entraîneur a enregistré 28 succès, 10 matches nuls et seulement 5 défaites (pour 73 buts marqués et 24 concédés). Jamais un sélectionneur n’avait fait aussi bien aux Pays-Bas !
« Mais, au pays du football total, la manière est aussi importante que les chiffres », commentait il y a quelques jours Louis Van Gaal, actuel entraîneur d’AZ Alkmaar et ancien...