La croissance du commerce mondial n’atteindra
pas 6 % en 2007
La croissance du commerce mondial de marchandises n’atteindra pas 6 % cette année, a reconnu hier l’Organisation mondiale du commerce (OMC), abaissant ainsi une prévision faite en début d’année. L’OMC avait annoncé en avril une progression de l’ordre de 6 % du commerce mondial pour 2007, après 8 % en 2006. Cette prédiction s’avère « un petit peu forte », a reconnu devant la presse le directeur de la recherche économique à l’OMC, Patrick Low, sans donner de nouvelle prévision chiffrée.
La marine marchande va
rapporter à la Grèce 15
milliards d’euros en 2007
Les activités de la marine marchande vont rapporter 15 milliards d’euros à la Grèce en 2007, ce qui en fait toujours la plus importante ressource nationale avec le tourisme, a affirmé hier le ministre de la Marine marchande, Georges Voulgarakis.
Les armateurs grecs « conservent un rôle prédominant dans le monde avec 18 % du tonnage global et la moitié de la flotte de l’Union européenne », a ajouté le ministre dans un discours devant la Chambre de commerce gréco-américaine. L’armement grec gère 23% du trafic mondial des vraquiers et 20 % des tankers. Les navires grecs acheminent 25 % des transports de pétrole vers les États-Unis et 25 % des exportations américaines, a précisé le ministre. Le produit de la marine marchande atteint le même niveau que les recettes touristiques et représente 8 % du PIB. Quelque 1 200 sociétés maritimes occupant 11 500 personnes, dans leur grande majorité de nationalité grecque, opèrent dans le pays. Les activités de la marine marchande génèrent de 160 000 à 200 000 emplois, soit entre 4 et 4,5 % de l’emploi national.
M. Voulgarakis a précisé que les deux tiers de l’armement grec battaient pavillon étranger.
Les Européens s’accordent
a minima pour plus
de coordination financière
Les ministres des Finances de l’UE se sont mis d’accord hier pour renforcer la coordination entre les organismes nationaux de surveillance financière, sans aller cependant aussi loin que souhaité par l’Italie ou la France. Les ministres ont adopté des conclusions a minima, ne fermant pas la porte à une évolution du système, mais sans retenir les propositions faites par le ministre italien de l’Économie, Tommaso Padoa-Schioppa, qui voulait des avancées plus ambitieuses. Celui-ci plaidait pour la mise en place d’un « manuel unique » de règles pour les institutions financières dans les pays de l’UE, et une supervision plus intégrée. « Les conclusions de l’Ecofin sont parfaitement ouvertes, donc je pense que nous avons avancé », a-t-il néanmoins estimé à l’issue de la réunion, tout en reconnaissant que « le ministre britannique était plus réservé que les autres collègues ». Les ministres discuteront à nouveau du sujet lors d’une réunion informelle en avril.
Zone euro : le FMI et la
Commission moins
optimistes pour la croissance
Le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne sont désormais moins optimistes pour la croissance en zone euro qu’ils ne l’étaient il y a encore un mois ou deux, en raison des prix élevés du pétrole et de la forte appréciation de l’euro notamment. Michael Deppler, responsable du département Europe du FMI, est venu faire un point lundi soir sur l’état de santé de l’économie européenne lors d’une réunion à Bruxelles du forum des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe). « À son avis, la croissance en zone euro l’an prochain pourrait tourner autour de 2 % et même être inférieure à 2 %, légèrement inférieure à 2 % », a indiqué le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia devant la presse, en rendant compte de la rencontre. Dans son dernier rapport sur la conjoncture mondiale publié mi-octobre, le FMI pronostiquait pour l’année prochaine une croissance économique de 2,1 % pour les treize pays de la zone, après 2,5 % cette année. De son côté, la Commission européenne, dans ses dernières prévisions du 9 novembre, tablait sur 2,2 % en 2008, après 2,6 % cette année. Mais, à l’instar du FMI, M. Almunia a également préparé le terrain à une révision en baisse de ce pronostic. « Nous ne pouvons ignorer les risques à la baisse pesant sur les perspectives de croissance (...). Si nous avions intégré dans nos prévisions les informations aujourd’hui disponibles concernant les prix du pétrole, l’économie américaine (qui ralentit, ndlr), la situation sur les marchés financiers ou les taux de change (...) nos prévisions de croissance auraient été inférieures », a prévenu le commissaire.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats