Rechercher
Rechercher

Actualités

La Syrie a appelé à la relance des négociations avec Israël

La Syrie, qui n’est venue qu’après de longues hésitations à la conférence internationale d’Annapolis, a lancé un appel à reprendre les négociations de paix avec Israël, suspendues depuis 2000. « Je voudrais en préambule affirmer que la participation de la Syrie à cette réunion représente un pas supplémentaire de sa part pour contribuer à l’obtention d’une paix juste et globale dans notre région troublée », a déclaré le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Mekdad, selon le texte de son discours publié par l’ambassade syrienne à Washington. « En dépit de toutes les difficultés et des opinions divergentes sur cette conférence à Annapolis, la Syrie espère que notre réunion d’aujourd’hui constituera un point de départ pour un processus de paix global et juste sur tous les volets de négociation lancés par la conférence de Madrid », a-t-il ajouté. La conférence de Madrid, en 1991, avait initié des négociations de paix au Proche-Orient sur les trois volets israélo-palestinien, israélo-libanais et israélo-syrien. Le représentant syrien, qui a été longtemps ambassadeur à l’ONU, a rappelé que la Syrie avait mené des négociations de paix avec cinq gouvernements successifs sans succès, affirmant qu’elles avaient été interrompues en 2000 par Israël. Il a réaffirmé le soutien de Damas à l’initiative de paix saoudienne endossée en mars dernier par la Ligue arabe, rappelant qu’elle prévoyait une normalisation totale des relations des pays arabes avec Israël en échange d’un retrait total des territoires occupés depuis 1967, et donc du plateau du Golan. « L’initiative de paix arabe, qui a constitué un tournant crucial dans la recherche de la paix, doit être prise dans sa globalité et ne doit pas être traitée de manière sélective, comme cela se produit de temps à autre. (...) Nous sommes sincères dans notre recherche d’une paix globale et juste. Nous avons la volonté politique pour le faire », a-t-il déclaré. Toutefois, lors d’une rencontre à huis clos avec la secrétaire d’État US, Condoleezza Rice, M. Mekdad a insisté que « l’établissement de relations normales avec Israël doit être le fruit d’une paix véritable et non pas la précéder. (...) Pour le dire clairement et sans hésitations, cela viendra après le retrait total des territoires arabes (...) ». L’appel de la Syrie au dialogue avec Israël intervient à un moment de grande tension entre les deux pays après un bombardement israélien, début septembre, d’installations militaires syriennes qui pourraient avoir été liées à un programme nucléaire. Cette tension était palpable à Annapolis lorsque la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, s’est tournée vers M. Mekdad pour lui faire part de l’espoir d’Israël de faire la paix avec son voisin du nord. « Tzipi l’a regardé dans les yeux et il n’a pas tourné la tête. C’était déjà quelque chose », a raconté à l’AFP un responsable israélien ayant requis l’anonymat. Selon le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, la Russie a proposé d’organiser début 2008 une réunion à Moscou sur le volet israélo-syrien du processus de paix. Cette réunion pourrait se tenir « peut-être dès fin janvier », a précisé M. Kouchner. Mais dans la brève déclaration finale faisant le point sur la conférence, Mme Rice n’a pas mentionné cette réunion. D’autre part, commentant hier la conférence d’Annapolis, la presse syrienne a appelé à la prudence tout en estimant que la balle est dans le camp israélo-américain. « La conférence d’Annapolis pourrait beaucoup accomplir si les États-Unis décidaient de remplir le rôle (de médiateur impartial) qui leur incombe et de faire des progrès susceptibles de compenser, ne serait-ce que partiellement, les catastrophes générées par leur politique étrangère », a souligné le quotidien al-Baas, qui estime que « de la conférence de Madrid à celle d’Annapolis, les Arabes ont accordé tout ce qui leur était demandé et ont saisi toutes les chances qui se sont présentées pour réaliser une paix juste et durable qui leur garantirait la récupération de leurs terres et de leurs droits ». Le quotidien Techrine a, pour sa part, jugé nécessaire de « rester prudent et ne pas trop s’attendre » à des résultats. « Une paix qui n’est pas totale et n’englobant pas tous les volets est destinée à n’être qu’un marché précaire à la merci de la première secousse », affime-t-il.
La Syrie, qui n’est venue qu’après de longues hésitations à la conférence internationale d’Annapolis, a lancé un appel à reprendre les négociations de paix avec Israël, suspendues depuis 2000. « Je voudrais en préambule affirmer que la participation de la Syrie à cette réunion représente un pas supplémentaire de sa part pour contribuer à l’obtention d’une paix juste et globale dans notre région troublée », a déclaré le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Mekdad, selon le texte de son discours publié par l’ambassade syrienne à Washington. « En dépit de toutes les difficultés et des opinions divergentes sur cette conférence à Annapolis, la Syrie espère que notre réunion d’aujourd’hui constituera un point de départ pour un processus de paix global et juste sur tous les volets...