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Les lecteurs ont voix au chapitre

Le tribunal est mort. Vive la justice ! Je viens de rentrer de la côte ouest des États-Unis. Dix heures de décalage horaire sont responsables de nuits blanches et d’un sommeil matinal qui, s’abattant comme la foudre, n’en est que plus agité. C’est dans cet état propice aux visions cauchemardesques que la révélation m’est venue : le tribunal est mort ! Il s’agit évidemment du tribunal international qui a fait couler tant d’encre il y a quelques mois et dont on parle de moins en moins aujourd’hui. Il n’y a rien qu’un peu de temps et les besoins les plus pressants de la vie ne fassent tomber dans l’oubli. Un pays a beau se désintégrer sous nos yeux, par notre propre faute, certes, mais aussi sans qu’il soit en notre pouvoir de l’en empêcher, il finira bien par survivre tant bien que mal. La mort agit sur les individus. Les sociétés sont plus coriaces. Il est plus facile de détruire que de bâtir. Nous nous trouvons aujourd’hui dans une phase autodestructrice, où la violence physique le cède à la violence politique. Il nous faudra tout simplement attendre l’heure où le ciel nous dira en songe ce qu’il faut faire pour créer un Liban politiquement viable, compte tenu des énergumènes qui le composent et des alchimistes de tout bord qui s’empressent à son chevet. Joseph CODSI Objectivité Des relations conflictuelles particulières ont été la cause d’un changement de dernière heure dans les programmes télévisés de la LBCI. Cela n’altère-t-il pas l’objectivité, qualité primordiale dont devrait se prévaloir, contre vents et marées, le journalisme ? Ce n’est pas que j’affectionne particulièrement la personnalité qui devait être interviewée ; on s’était d’ailleurs félicités depuis quelque temps de voir que la LBCI, suite à des remaniements dans son organisation, se distinguait par une information plus équilibrée. Mais le point est de savoir s’il ne valait pas mieux, pour garantir une information libre à un public de plus en plus exigeant, maintenir le talk-show annoncé ? Car se sentant concerné et impliqué dans la vie politique, le téléspectateur ne peut admettre que les raisons d’une telle modification soient liées à un contentieux juridictionnel entre la chaîne et la personnalité conviée. Tout au plus, il tolérerait des raisons techniques ou sécuritaires, car il est à la recherche d’une information indépendante. Certes, la tendance de tout support médiatique à rendre la matière de son information tributaire de situations données est parfaitement compréhensible. C’est vrai qu’il est très difficile de dissocier les intérêts particuliers d’une chaîne de la teneur de ses programmes. Pourtant, il aurait été souhaitable de ne pas se faire justice soi-même en annulant une interview et de laisser plutôt les procédures litigieuses suivre leur cours. L’émission n’aurait pas été court-circuitée et l’immunité de l’information contre tout ce qui essaie de la soumettre serait restée intacte. Claude ASSAF Reboisement du Liban Pourquoi ne prendrait-on pas la même initiative qu’en Syrie, c’est-à-dire demander à tous les écoliers à travers le pays de planter un arbre durant la Journée de l’arbre ? Cette initiative (presque une loi) a déjà réussi à rendre des régions vertes là où il n’y avait aucune trace de verdure. Zaïm G. BOUSTANY
Le tribunal est mort. Vive la justice !

Je viens de rentrer de la côte ouest des États-Unis. Dix heures de décalage horaire sont responsables de nuits blanches et d’un sommeil matinal qui, s’abattant comme la foudre, n’en est que plus agité. C’est dans cet état propice aux visions cauchemardesques que la révélation m’est venue : le tribunal est mort !
Il s’agit évidemment du tribunal international qui a fait couler tant d’encre il y a quelques mois et dont on parle de moins en moins aujourd’hui. Il n’y a rien qu’un peu de temps et les besoins les plus pressants de la vie ne fassent tomber dans l’oubli.
Un pays a beau se désintégrer sous nos yeux, par notre propre faute, certes, mais aussi sans qu’il soit en notre pouvoir de l’en empêcher, il finira bien par survivre tant bien que mal. La mort...