Défense
Bouclier US : Moscou menace de
déployer des missiles au Belarus
le 15 novembre 2007 à 00h00
L’armée russe a fait planer hier la menace d’un déploiement de missiles au Belarus, ex-république soviétique voisine de la Pologne, si Washington persiste dans son projet d’installer des éléments de son bouclier antimissile en Europe centrale. « Toute action entraîne obligatoirement une réaction (...) », a déclaré le général Vladimir Zaritski, un haut responsable du ministère de la Défense chargé des missiles tactiques, cité par l’agence Interfax. Dans ce contexte, évoquant une possible mise à disposition de l’armée bélarusse de missiles balistiques à courte portée Iskander, il a ajouté que cela aura lieu « si les conditions et la position du Belarus le permettent ». Moscou avait déjà fait planer cette menace de déploiement de missiles aux portes de l’Europe en juillet, une annonce alors interprétée par les analystes à Moscou comme une surenchère verbale dans son bras de fer avec Washington. Le vice-Premier ministre Sergueï Ivanov avait alors évoqué un déploiement de missiles dans l’enclave russe de Kaliningrad, située entre la Pologne et la Lituanie, si Washington n’acceptait pas de revoir son projet de bouclier. Le président russe Vladimir Poutine avait surpris début juin en proposant, à la place du projet américain, de partager avec les États-Unis une station radar en Azerbaïdjan, sans susciter un grand enthousiasme de la part de Washington jusqu’ici. La Russie et le Belarus, qui ont déjà une importante collaboration dans le domaine de la défense antiaérienne, ont signé un traité d’union militaire en décembre 1999, mais il reste en grande partie lettre morte. L’OTAN a aussitôt déploré la menace russe, tout en se refusant à dramatiser la situation. « Parler de pointer des missiles sur l’Europe occidentale, d’où que cela vienne : a) est anachronique ; b) n’est pas le bienvenu et c) n’arrange rien », a déclaré le porte-parole de l’Alliance, James Appathurai. Il n’a pas fait davantage de commentaires, alors que le comité militaire formé des chefs d’état-major des 26 pays de l’Alliance était réuni hier après-midi à Bruxelles avec leur collègue russe, le général Iouri Balouïevski, dans le cadre du partenariat OTAN-Russie. Les missiles Iskander-E ont une portée de 280 km. Une version améliorée, l’Iskander-M pourrait frapper jusqu’à 500 km, ce qui constituerait une infraction au traité sur les Forces nucléaires intermédiaires (FNI) de 1987, qui interdit le déploiement d’engins sol-sol de 500 à 5 500 km de portée. Mais Moscou a aussi menacé de se retirer de ce traité.
L’armée russe a fait planer hier la menace d’un déploiement de missiles au Belarus, ex-république soviétique voisine de la Pologne, si Washington persiste dans son projet d’installer des éléments de son bouclier antimissile en Europe centrale. « Toute action entraîne obligatoirement une réaction (...) », a déclaré le général Vladimir Zaritski, un haut responsable du ministère de la Défense chargé des missiles tactiques, cité par l’agence Interfax. Dans ce contexte, évoquant une possible mise à disposition de l’armée bélarusse de missiles balistiques à courte portée Iskander, il a ajouté que cela aura lieu « si les conditions et la position du Belarus le permettent ». Moscou avait déjà fait planer cette menace de déploiement de missiles aux portes de l’Europe en juillet, une annonce alors...
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