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Tchad La justice refuse de libérer les membres de l’Arche de Zoé

L’espoir d’une libération prochaine s’est envolé hier pour les six Français de L’Arche de Zoé incarcérés à N’Djamena, avec le rejet du juge de leur accorder une mise en liberté provisoire, alors qu’une violente manifestation antifrançaise a secoué la capitale tchadienne. « Eu égard à la gravité des faits, la mise en liberté provisoire des inculpés risque de nuire à la manifestation de la vérité et à l’ordre public », a estimé le juge d’instruction chargé de ce dossier controversé, cité par une source judiciaire. Le juge souligne que « les dépositions des parties civiles ne sont pas encore reçues » pour asseoir sa décision, selon cette source. Les avocats des six Français vont faire appel de ce rejet, a annoncé un de leurs défenseurs, Me Gilbert Collard, qui a souligné qu’à cette occasion, « la décision souveraine d’un juge a pu s’exprimer ». Une polémique avait surgi au Tchad sur l’indépendance de la justice à l’égard du pouvoir lors de la libération de 11 des 21 inculpés dans cette affaire. Selon le journal satirique français Le Canard Enchaîné d’hier, l’Arche de Zoé avait promis en juillet de « collaborer discrètement » avec le ministère français des Affaires étrangères pour un projet « d’évacuation des orphelins du Darfour ». Cet engagement est formulé dans une lettre du 13 juillet adressée par le président de l’association, Éric Breteau, au conseiller du ministre des Affaires étrangères pour l’Afrique, Laurent Contini, qui l’avait reçu au Quai d’Orsay le 4 juillet. M. Breteau, aujourd’hui inculpé et détenu au Tchad, évoque à mots couverts les réserves du Quai d’Orsay sur ses projets. Le ministère, interrogé sur cette lettre, a réaffirmé avoir fait part de ses « plus extrêmes réserves » dès qu’il a eu connaissance du projet général de l’association, mais sans être « informé à aucun moment » de la mise en oeuvre de cette opération. De son côté, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a dénoncé l’opération « écœurante », à l’origine d’un climat de suspicion qui entrave les activités de l’ONU dans la région.
L’espoir d’une libération prochaine s’est envolé hier pour les six Français de L’Arche de Zoé incarcérés à N’Djamena, avec le rejet du juge de leur accorder une mise en liberté provisoire, alors qu’une violente manifestation antifrançaise a secoué la capitale tchadienne. « Eu égard à la gravité des faits, la mise en liberté provisoire des inculpés risque de nuire à la manifestation de la vérité et à l’ordre public », a estimé le juge d’instruction chargé de ce dossier controversé, cité par une source judiciaire. Le juge souligne que « les dépositions des parties civiles ne sont pas encore reçues » pour asseoir sa décision, selon cette source. Les avocats des six Français vont faire appel de ce rejet, a annoncé un de leurs défenseurs, Me Gilbert Collard, qui a souligné qu’à cette...