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La grogne des commerçants du centre-ville

Un an après le début du sit-in interminable des forces de l’opposition dans le centre-ville de Beyrouth, les propriétaires des institutions basées au centre-ville et leurs employés ont participé hier à un mouvement de protestation, qui les a menés de la rue Moutran jusqu’au siège du Parlement, où ils ont remis à un représentant du président de la Chambre, Nabih Berry, un mémorandum qui lui était adressé. Dans ce document, les commerçants demandent de mettre un terme purement et simplement au sit-in de l’opposition et réclament des indemnités pour toutes leurs institutions qui ont subi des pertes ou ont fermé leurs portes, ainsi qu’un soutien financier urgent sous forme de crédits sans intérêt. Ils évoquent également une série de mesures financières pour les aider à tenir bon, notamment une modification de la loi sur les loyers de manière à faciliter aux commerçants lésés le paiement de leurs arriérés, une exemption de la taxe municipale pour les années 2006-2007 et celle sur le bâtiment, et des factures d’électricité et de téléphone. Les manifestants ont par ailleurs revendiqué certaines mesures pratiques, comme celle qui consiste à ouvrir les routes du centre-ville, aujourd’hui fermées par des blocs de béton, ou à ne pas boucler ce secteur en raison de rassemblements politiques, comme cela a lieu souvent, et, le cas échéant, de changer le lieu de la réunion. Au début de la manifestation, Tony Salamé, propriétaire des magasins Aishti, a pris la parole, rappelant que « dans deux semaines, le sit-in de l’opposition aura un an, avec toutes les conséquences destructrices qu’il a eues sur des centaines d’institutions ». Il a demandé aux autorités de « libérer le cœur de Beyrouth » et de soutenir les institutions qui s’y sont établies. « Le sit-in n’est pas une manifestation démocratique, il a éloigné les touristes arabes et étrangers, et a privé le Liban des investissements potentiels qui auraient résulté du boum pétrolier ». Enfin, M. Salamé a considéré que « notre action d’aujourd’hui est un appel au secours ».
Un an après le début du sit-in interminable des forces de l’opposition dans le centre-ville de Beyrouth, les propriétaires des institutions basées au centre-ville et leurs employés ont participé hier à un mouvement de protestation, qui les a menés de la rue Moutran jusqu’au siège du Parlement, où ils ont remis à un représentant du président de la Chambre, Nabih Berry, un mémorandum qui lui était adressé.
Dans ce document, les commerçants demandent de mettre un terme purement et simplement au sit-in de l’opposition et réclament des indemnités pour toutes leurs institutions qui ont subi des pertes ou ont fermé leurs portes, ainsi qu’un soutien financier urgent sous forme de crédits sans intérêt. Ils évoquent également une série de mesures financières pour les aider à tenir bon, notamment une...