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Éclairage Les commerçants du centre-ville jouent leur survie Liliane MOKBEL

Les opérateurs du centre-ville, restaurateurs et commerçants se mobilisent aujourd’hui à partir de 10h à la rue Moutran pour dénoncer la négligence des politiques qui n’ont pratiquement rien fait pour les aider à dépasser un tant soit peu la période de vaches maigres qui dure depuis deux ans. Aussi, les mauvais jours des opérateurs n’ont-ils pas culminé avec l’usurpation par certaines parties depuis le 1er décembre 2006 (bientôt un an), au su et au vu de tout le monde, de la propriété privée dans le centre de Beyrouth (parking Riad el-Solh et les biens-fonds avoisinants). Certes, les ministres et les députés, qui ont été consultés plus d’une fois par les opérateurs tout au long de cette période, n’avaient et n’ont toujours pas de baguettes magiques ni de solutions préconçues, le problème du sit-in du centre-ville étant un problème politique de premier ordre. Mais, de toute évidence, ces responsables ont plus d’un tour dans leur sac. Le gouvernement a, certes, approuvé samedi un projet de loi en vue d’exempter ces opérateurs de certains impôts et taxes, ce qui ne serait pas superflu dans le cas des opérateurs du centre-ville. Mais ce qui a aiguisé hier les passions des commerçants du centre-ville, c’est la notification à certains par la municipalité de Beyrouth de l’obligation de s’acquitter des taxes municipales qui leur incombent. Solidere a, rappelle-t-on, été le seul propriétaire à consentir des réductions de loyers dans le périmètre du centre-ville, sachant que selon un syndicaliste, les commerçants et restaurateurs du centre-ville paient en moyenne, par opérateur, un loyer d’environ 50 000 dollars par an, sans compter le coût des exploitations pour les cafés-trottoirs des espaces publics devant leur commerce. Les seuls agents économiques qui résistent encore dans le cœur de Beyrouth (une quarantaine au total) sont ceux qui avaient suffisamment de réserves financières pour ouvrir une succursale en dehors du centre-ville ou ceux qui ont réussi à vendre leur franchise dans les pays du Golfe. D’ailleurs, comble de la misère, le chef du Législatif, Nabih Berry, a proclamé dernièrement le périmètre de la Chambre périmètre de haute sécurité. Ce qui se traduit dans la pratique par le coup de grâce à la dizaine de restos situés aux alentours de la Chambre et qui continuaient à être opérationnels. Aujourd’hui, les opérateurs du centre-ville observeront une grève symbolique d’une heure. À la suite de quoi, Antoine Eid, aux noms des commerçants et opérateurs du centre-ville, donnera lecture d’un mémorandum portant sur leurs revendications avant de le remettre au Parlement. C’est que les exemptions municipales et fiscales décidées samedi par le gouvernement et que réclament les opérateurs doivent être votées par les députés réunis en assemblée plénière. La boucle est donc bouclée.
Les opérateurs du centre-ville, restaurateurs et commerçants se mobilisent aujourd’hui à partir de 10h à la rue Moutran pour dénoncer la négligence des politiques qui n’ont pratiquement rien fait pour les aider à dépasser un tant soit peu la période de vaches maigres qui dure depuis deux ans. Aussi, les mauvais jours des opérateurs n’ont-ils pas culminé avec l’usurpation par certaines parties depuis le 1er décembre 2006 (bientôt un an), au su et au vu de tout le monde, de la propriété privée dans le centre de Beyrouth (parking Riad el-Solh et les biens-fonds avoisinants). Certes, les ministres et les députés, qui ont été consultés plus d’une fois par les opérateurs tout au long de cette période, n’avaient et n’ont toujours pas de baguettes magiques ni de solutions préconçues, le problème du sit-in...