Borse Dubai et le Nasdaq
ont la voie libre pour
s’emparer d’OMX
La Suède a laissé hier la voie libre à Borse Dubai et au Nasdaq pour s’emparer de l’opérateur boursier OMX, une opération qui permet au groupe émirati et à la Bourse américaine de devenir des partenaires privilégiés en Europe. « Borse Dubai remplit les critères requis pour devenir propriétaire » d’OMX, indique l’autorité financière suédoise, FinansInspektionen (FI), dans un bref communiqué.
FI, qui avait déjà donné le même aval au Nasdaq le 27 septembre, autorise ainsi les deux opérateurs à lancer officiellement leur offre amicale sur leur concurrent nordique et balte. Fin octobre, le PDG d’OMX, Magnus Bocker, avait indiqué que l’offre d’achat conjointe Borse Dubai/Nasdaq devrait être ouverte de janvier à fin février. Le 20 septembre, le Nasdaq et Borse Dubai avaient annoncé un accord de partenariat global pour prendre le contrôle d’OMX, après des mois de bataille.
Les pertes du « subprime » pourraient atteindre
400 milliards de dollars
Le secteur bancaire mondial pourrait subir jusqu’à 400 milliards de dollars de pertes liées aux crédits immobiliers à haut risque américains, les « subprimes », ont estimé hier des analystes, expliquant qu’au moins un quart des emprunteurs concernés pourraient faire défaut. Mike Mayo, analyste de Deutsche Bank Securities, a estimé entre 150 et 250 milliards de dollars les pertes potentielles sur un total de 1 200 milliards de dollars de prêts « subprime » aux États-Unis et à 150 milliards supplémentaires celles liées à des produits dérivés financiers liés à ces prêts. David Hilder, de Bear Stearns & Co, estime lui aussi entre 150 et 250 milliards le montant global des pertes à attendre sur les prêts immobiliers « subprime », un marché qu’il évalue à 2 000 milliards de dollars. Des banques, parmi lesquelles Citigroup, Merrill Lynch et Wachovia, ont déjà fait état de plus de 40 milliards de dollars de dépréciations de leurs portefeuilles de prêts depuis le début de l’année.
IBM va s’offrir le canadien Cognos pour 5 milliards
de dollars
Le groupe informatique américain IBM va racheter le canadien Cognos, dernier grand indépendant restant sur le marché de la gestion des données informatiques en entreprise, ce qui va lui permettre d’accroître son activité la plus rentable, les logiciels. Cette opération, de nature amicale, prévoit le versement à Cognos de 5 milliards de dollars américains intégralement en liquide, a indiqué IBM hier, soit plus de 5 fois le chiffre d’affaires annuel de Cognos. Cognos, qui représente plus de 25 000 clients dans le monde et 3 500 employés, conçoit des solutions de « Business Intelligence ». Celles-ci aident à analyser des données au sein d’une entreprise ou d’une organisation, allant de l’impact financier de changements stratégiques jusqu’aux ressources humaines.
Alors que le secteur des logiciels d’entreprise est en pleine consolidation, sous l’effet d’une course au leadership entre les deux poids lourds SAP et Oracle, une offre sur Cognos était donnée comme probable par le marché, qui se demandait surtout quel serait l’acquéreur.
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