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Diaw ne rumine pas ses échecs

Boris Diaw est reparti pour une nouvelle saison de NBA avec la ferme intention d’évacuer ses récentes déceptions aussi bien en club qu’en équipe de France. Dans une interview à Reuters, le Français dit assumer ses responsabilités dans l’échec des Bleus à l’Euro, huitièmes et non qualifiés pour les Jeux olympiques. Il exprime aussi l’espoir de qualifier les Phoenix Suns pour la finale de la NBA. Reuters : Peut-on dire que vous êtes en appel après des playoffs NBA mal négociés par Phoenix et un Euro catastrophique avec l’équipe de France ? Boris Diaw : Avec le recul, je me dis que nous n’avons pas pratiqué un si mauvais jeu que cela lors de la série perdue contre San Antonio. C’était encore insuffisant, mais malgré tout, j’ai le sentiment que les Suns continuent à avancer depuis deux ans. Maintenant, il faut arriver à se hisser en finale. Pour ce qui est de l’équipe de France, j’assume mes responsabilités en tant que capitaine. J’ai eu des lacunes sur certains matches importants, comme en quarts de finale, et je le reconnais : je n’ai pas été bon. R : L’arrivée de Grant Hill à Phoenix doit-elle vous permettre de franchir un palier ? B.D. : Il est clair que c’est exactement le joueur qu’il nous manquait. Un gars intelligent, avec un vrai charisme, qui va apporter toute son expérience à notre équipe après déjà une grande carrière. C’était tout de même le franchise player de Detroit durant des années et je crois que son adaptation se fera facilement car Grant est un joueur fin, capable d’intégrer toutes les situations. R : Quel est votre avis sur le rééquilibrage des forces annoncé entre les deux Conférences de la NBA ? B.D. : Je ne partage pas exactement l’avis de tout le monde et je continue à penser que l’Ouest possède toujours autant de joueurs de valeur. Les deux premiers choix de la draft sont quand même venus de ce côté-ci et avec des gars comme Oden et Durant, il y a la matière pour reconstruire du côté de Portland et Seattle. Je crois même que l’avenir appartient à ces deux franchises. R. : À titre plus personnel, vous allez devoir poursuivre votre cohabitation avec Amare Stoudemire alors que les attentes sont plus grandes depuis la signature de votre nouveau contrat. La pression ne va-t-elle pas être plus forte ? B.D. : Non et le coach m’a d’ailleurs déjà dit de ne pas me prendre la tête avec ça. Ils m’ont fait signer car ils estiment que je peux évoluer au niveau souhaité. Par rapport à Stoudemire, c’est pareil. Il est certain que j’ai moins la balle qu’avant, je crée moins, mais il faut l’accepter. Amare est quand même un énorme joueur intérieur, il faut donc s’appuyer sur lui. Cela ne veut pas dire que je le vis mal, que je ne suis pas bien dans ma peau. Et si à terme on veut gagner, il faut peut-être en passer par là.
Boris Diaw est reparti pour une nouvelle saison de NBA avec la ferme intention d’évacuer ses récentes déceptions aussi bien en club qu’en équipe de France. Dans une interview à Reuters, le Français dit assumer ses responsabilités dans l’échec des Bleus à l’Euro, huitièmes et non qualifiés pour les Jeux olympiques. Il exprime aussi l’espoir de qualifier les Phoenix Suns pour la finale de la NBA.
Reuters : Peut-on dire que vous êtes en appel après des playoffs NBA mal négociés par Phoenix et un Euro catastrophique avec l’équipe de France ?
Boris Diaw : Avec le recul, je me dis que nous n’avons pas pratiqué un si mauvais jeu que cela lors de la série perdue contre San Antonio. C’était encore insuffisant, mais malgré tout, j’ai le sentiment que les Suns continuent à avancer depuis deux ans....