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Actualités - Opinion

La quadrature du quatre

On ne peut que s’incliner devant le travail de titan accompli par les quatre sous-fifres maronites de la commission des « quatre », qui ont coupé les cheveux en quatre avant de dévaler quatre à quatre les marches de Bkerké et rentrer dare-dare chez eux par quatre chemins différents. Un gigantesque labeur de près de deux semaines sous l’œil vigilant de Mgr Mazloum, qui faisait tourner à plein régime son moulin à prières à chaque fois que les quatre neurones orphelins s’emmêlaient les synapses : – Le prochain président sera un être humain libanais (deux Ave, deux Pater). – Il aura deux mains, deux pieds, deux yeux et une paire de narines (quatre Ave, six Pater). – Il prendra trois repas par jour, plus un goûter si la situation économique le permet (ici, négociation ardue : sept Ave, douze Pater et trois Credo). Sous les volutes de l’encens, les seconds couteaux maronites ont promis à genoux de graver leur pensum dans la pierre afin que le pays puisse s’en servir à chaque échéance présidentielle. Maintenant travelling arrière, voltige, puis zoom sur Paris pour la rencontre du siècle entre deux autres rigolos : le Tsunamichel grognon et le Barbichu bourré de pognon. Les démangeaisons présidentielles du premier étaient devenues si tenaces qu’il avait fini par se laisser convaincre de serrer la paluche de celui qu’il traitait au choix de « baltringue », de « nul » et de « zozo ». Dialogue pour le moins difficile ! Mongénéral, comme d’habitude, parlait de lui-même à la troisième personne, ce qui obligeait Hariri fiston à se retourner sans cesse pensant que quelqu’un d’autre était entré dans la pièce, avant de reprendre son sourire-béat-du-matin-calme. Bref, aucun des deux n’a écouté l’autre, mais ils se sont entendus sur la nécessité de s’entendre. Ce qui ne mange pas de pain et complète admirablement le papyrus torché à Bkerké. Pour les Libanais, c’est clair : l’Amer Michel et le Koraytem des sables n’ont pas grand-chose en commun. Mais à Paris, au moins, ils ont dû bien manger. Gaby NASR
On ne peut que s’incliner devant le travail de titan accompli par les quatre sous-fifres maronites de la commission des « quatre », qui ont coupé les cheveux en quatre avant de dévaler quatre à quatre les marches de Bkerké et rentrer dare-dare chez eux par quatre chemins différents.
Un gigantesque labeur de près de deux semaines sous l’œil vigilant de Mgr Mazloum, qui faisait tourner à plein régime son moulin à prières à chaque fois que les quatre neurones orphelins s’emmêlaient les synapses :
– Le prochain président sera un être humain libanais (deux Ave, deux Pater).
– Il aura deux mains, deux pieds, deux yeux et une paire de narines (quatre Ave, six Pater).
– Il prendra trois repas par jour, plus un goûter si la situation économique le permet (ici, négociation ardue : sept Ave, douze Pater et trois...