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Kassem renouvelle ses mises en garde à la majorité

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a renouvelé hier ses mises en garde contre la majorité, soulignant que l’opposition ne gardera pas les bras croisés au cas au les forces du 14 Mars « violeraient la Constitution en élisant un président à la majorité absolue ». Dans une allocution qu’il a prononcée hier au cours d’un meeting oratoire, cheikh Kassem a indiqué que l’opposition a « tout entrepris pour proposer des solutions (à la crise) et a fait de nombreuses concessions, que ce soit en renonçant à la formation d’un gouvernement d’unité nationale, en s’abstenant de lier ce dossier à celui de la présidentielle et en acceptant directement le principe de l’entente ». Affirmant que l’opposition ne regrette pas ces concessions « parce qu’elles sont dans l’intérêt du pays », le numéro 2 du Hezbollah a indiqué que l’entente constitue « le dernier recours » et que l’opposition « ira jusqu’au bout de ce choix ». « Mais, a-t-il averti la majorité, l’opposition n’est pas naïve et elle ne va pas garder les bras croisés en attendant que vous rejetiez l’entente à la dernière minute. Les solutions de substitut sont prêtes, mais en tenant compte de l’intérêt du pays. » Pour lui, l’élection du président à la majorité absolue signifie que « celle-ci est déterminée à s’engager dans une discorde dont elle sera tenue pour responsable ». « En ce faisant, vous rejeterez la Constitution comme arbitre pour tous et nous vivrons dans une jungle, ce dont vous assumerez aussi la responsabilité », a poursuivi cheikh Kassem qui a considéré les forces du 14 Mars comme responsables de la crise économique, des difficultés socio-économiques de la population, de l’instabilité politique et de l’insécurité dans le pays. « Et si nous avons agi avec sagesse, c’est pour atténuer l’impact de vos politiques, mais cela ne veut pas pour autant dire que le pays va bien », a-t-il encore dit, ajoutant, menaçant, que l’élection d’un président à la majorité absolue « ne sera pas considérée comme les démarches précédentes ». « Faites vos comptes et sachez qu’il y a dans le pays une opposition qui veut un Liban souverain, libre et indépendant, fondé sur le partenariat », a déclaré cheikh Kassem à l’adresse de la majorité, tout en laissant entendre que l’élection d’un nouveau chef de l’État n’aura pas lieu avant les dix derniers jours précédant l’expiration du mandat du président Émile Lahoud.
Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a renouvelé hier ses mises en garde contre la majorité, soulignant que l’opposition ne gardera pas les bras croisés au cas au les forces du 14 Mars « violeraient la Constitution en élisant un président à la majorité absolue ».
Dans une allocution qu’il a prononcée hier au cours d’un meeting oratoire, cheikh Kassem a indiqué que l’opposition a « tout entrepris pour proposer des solutions (à la crise) et a fait de nombreuses concessions, que ce soit en renonçant à la formation d’un gouvernement d’unité nationale, en s’abstenant de lier ce dossier à celui de la présidentielle et en acceptant directement le principe de l’entente ». Affirmant que l’opposition ne regrette pas ces concessions « parce qu’elles sont dans l’intérêt du...