Washington prévoit
une aggravation de
la crise immobilière
La crise immobilière risque de s’aggraver encore aux États-Unis, ce qui devrait se traduire par « un peu plus d’un million » de procédures de saisies engagées cette année, a estimé hier le secrétaire au Trésor Henry Paulson.
« Il faudra du temps pour résorber la correction immobilière », a estimé M. Paulson dans un discours à Washington. « En dépit de fondamentaux économiques vigoureux, le déclin de l’immobilier n’est pas encore terminé et je vois cela actuellement comme le plus grand risque pour notre économie », car « plus les prix des logements stagneront longtemps, plus notre croissance future sera lésée », a-t-il averti.
USA : la crise financière
a fait fuir les investisseurs étrangers en août
Les investisseurs étrangers ont fui les titres américains en août, préférant prendre leurs distances devant l’aggravation des tensions sur le marché du crédit. La balance américaine des capitaux a accusé un déficit record en août de 69,3 milliards de dollars, après un excédent de 19,5 milliards en juillet, a annoncé hier le Trésor américain. C’est une grosse déception pour les analystes qui tablaient sur un excédent de l’ordre de 60 milliards de dollars. Après avoir affiché de très forts excédents jusqu’au moins de juin, la demande pour les titres américains s’est ainsi effondrée pour la première fois depuis la crise liée à la faillite du fonds Long Term Capital Management (LTCM), en septembre 1998.
Les analystes voient dans cette chute la conséquence directe de la crise du crédit qui a culminé en août.
Zone euro : l’inflation
dépasse l’objectif de la BCE
L’inflation dans la zone euro a atteint 2,1 % en rythme annuel en septembre, dépassant l’objectif de la Banque centrale européenne pour la première fois en un an, avec une progression marquée des prix pétroliers et alimentaires.
Sur un mois, les prix à la consommation ont augmenté de 0,4 %, a annoncé hier Eurostat, confirmant son estimation instantanée publiée en début de mois.
Hors énergie et produits alimentaires non transformés, le taux d’inflation ressort à 0,4 % sur un mois et à 2,0 % en rythme annuel, des chiffres stables par rapport à août. L’accélération de septembre s’explique principalement par l’envolée des prix de l’énergie, qui ont augmenté de 0,6 % en un mois et de 3,0 % en un an. La BCE a pour objectif de limiter à 2,0 % l’inflation en rythme annuel et y parvenue sur un an, à fin août, ayant porté de 2,0 % en 2005 à 4,0 % son taux d’intérêt de référence, sur fond de reprise économique.
De nombreux économistes estiment néanmoins que la Banque centrale ne va pas relever davantage ses taux d’intérêt en raison de la vigueur de l’euro et d’un ralentissement attendu de l’activité, provoquée en partie par la crise du crédit.
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