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Dopage Jean-François Lamour renonce à l’AMA

Jean-François Lamour, ancien ministre français de la Jeunesse et des Sports, a démissionné hier de ses fonctions de vice-président de l’Agence mondiale antidopage (AMA) et confirmé qu’il renonçait à briguer la présidence de l’institution. Le double champion olympique d’escrime dénonce une vision de la lutte antidopage qui n’est pas la sienne et craint pour l’avenir de l’AMA. « Je suis plus que jamais combatif pour porter le flambeau de la lutte antidopage et qui dit combatif dit efficace. Ce qui me gêne, c’est qu’aujourd’hui, il y a deux visions de la lutte antidopage », a dit le député lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale. « Une minimaliste qui voit l’AMA comme un simple prestataire de service et qui dit moins il y a de cas de dopage avérés, mieux on se porte. Et il y a celle qui préserve l’éthique et la santé des sportifs. L’AMA doit être le gendarme international contre le dopage. « Je n’ai jamais refusé un combat, mais je n’accepte pas que l’on m’impose le choix des armes. » Jean-François Lamour – qui fut longtemps le seul candidat à la présidence de l’AMA – laisse désormais la place libre à l’Australien John Fahey, ancien ministre des Finances de son pays et candidat de dernière minute au poste convoité par le Français. « Cette candidature apparaît bien tardivement et dans le même temps, il y a l’installation d’une procédure de primaire qui n’existe pas dans les statuts de l’AMA », s’est insurgé Lamour qui dénonce une dérive de l’agence. « Je ne souhaite pas être le président de cette agence-là, qui a des statuts à géométrie variable, d’une institution qui n’a pas la force et le dynamisme de lutter contre le dopage. Mais je reste combatif et je suis disposé, avec les instances européennes, à créer une agence antidopage européenne. » « L’AMA a subi la pression de lobbies. Ceux qui veulent imposer le dopage, l’installation de la triche, sont de plus en plus nombreux et ce n’est pas ma conception. » Jean-François Lamour a également évoqué un retour en arrière dans la lutte contre le dopage. « J’ai la conviction que l’AMA est remise en cause. On revient dix ans en arrière, c’est ma conviction », a-t-il dit. L’ancien ministre s’est refusé à parler de trahison concernant l’attitude réservée de Dick Pound, le président canadien de l’AMA, mais n’a pas caché son amertume. « Je ne veux pas parler de trahison, mais quand ça secoue – que ce soit en sport ou en politique – on doit travailler ensemble. La trahison est un terme que je n’emploie pas, mais je ne m’attendais pas à ça de lui. Je prends mes responsabilités, certains ne les ont pas prises », a dit Jean-François Lamour L’élection à la présidence de l’AMA doit avoir lieu le 17 novembre, à Madrid, et suscite des inquiétudes chez Jean-François Lamour. « Si je n’étais pas inquiet, je ne démissionnerais pas. J’avais une autre image de l’AMA. Désormais, on portera cette lutte autrement. »
Jean-François Lamour, ancien ministre français de la Jeunesse et des Sports, a démissionné hier de ses fonctions de vice-président de l’Agence mondiale antidopage (AMA) et confirmé qu’il renonçait à briguer la présidence de l’institution.
Le double champion olympique d’escrime dénonce une vision de la lutte antidopage qui n’est pas la sienne et craint pour l’avenir de l’AMA.
« Je suis plus que jamais combatif pour porter le flambeau de la lutte antidopage et qui dit combatif dit efficace. Ce qui me gêne, c’est qu’aujourd’hui, il y a deux visions de la lutte antidopage », a dit le député lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.
« Une minimaliste qui voit l’AMA comme un simple prestataire de service et qui dit moins il y a de cas de dopage avérés, mieux on se porte. Et il y...