États-Unis : baisse des déficits budgétaire et commercial
Le déficit commercial des États-Unis a reculé de 2,4 % à 57,6 milliards de dollars en août, en dépit de la flambée des coûts du pétrole, a indiqué hier le département du Commerce. C’est le niveau le plus bas depuis janvier et une bonne surprise pour les analystes qui tablaient sur un déficit de 59,5 milliards de dollars. En chiffres ajustés de l’inflation, le déficit est même tombé à son plus bas niveau depuis février 2004. Si la tendance se confirmait, les États-Unis devraient, pour la première fois en six ans, voir leur déficit baisser en 2007. Leurs partenaires commerciaux s’inquiètent de voir les États-Unis vivre au-dessus de leurs moyens et souhaitent une réduction de ses déficits, à la fois commercial et budgétaire. Par ailleurs, les États-Unis ont de nouveau fortement réduit leur déficit budgétaire au cours de l’année fiscale 2007, à 163 milliards de dollars contre 248 milliards en 2006, a indiqué jeudi le Trésor. C’est la troisième baisse consécutive pour le déficit budgétaire, qui ne représentait plus que 1,2 % du produit intérieur brut (PIB) en 2007. Il faut remonter à 2002 pour trouver un plus faible déséquilibre.
Zone euro : Bruxelles moins optimiste pour la croissance au 3e trimestre
La Commission européenne s’est montrée hier légèrement moins optimiste qu’auparavant pour la croissance du troisième trimestre 2007 dans la zone euro. Dans ses dernières projections, actualisées tous les mois, elle table désormais sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) comprise dans une fourchette de 0,3 % à 0,7 % au troisième trimestre, contre 0,3 % à 0,8 % prévus en septembre. La première estimation de la croissance durant la période doit être publiée le 14 novembre. Par ailleurs, la Commission a rétréci sa fourchette de pronostic de croissance pour le quatrième trimestre 2007 et le premier trimestre 2008. Elle table désormais sur une croissance comprise entre 0,3 % et 0,7 % au quatrième trimestre, et sur 0,3 % à 0,8 % au premier trimestre. Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a quant à lui répété hier à Moscou que la croissance en zone euro et dans le monde demeure « robuste », même s’il juge nécessaire de « rassembler davantage de données ».
Les robots japonais vont
continuer à se multiplier
et à dominer le monde
L’industrie des robots japonaise va continuer de croître à un rythme soutenu pour atteindre un chiffre d’affaires de 1 000 milliards de yens (6 milliards d’euros) en 2010, contre 760 milliards cette année, dopée par les commandes des pays émergents, prévoient les roboticiens. Spécialiste des manipulateurs industriels depuis des décennies, le Japon voit les commandes augmenter en valeur chaque année du fait des exportations liées à l’automatisation des lignes de production dans divers secteurs, a expliqué hier l’Association des fabricants de robots japonais. Les gros consommateurs sont entre autres les constructeurs automobiles et les firmes d’électronique. La croissance est notamment portée ces derniers temps par les besoins dans les secteurs de la production de dalles géantes d’écrans plats, qui ne peuvent pas être manipulées directement par l’homme. Le Japon restera un certain temps encore le champion mondial des robots, a prédit l’association, soulignant que, contrairement aux firmes étrangères qui sous-traitent la fabrication, les sociétés japonaises produisent leurs robots de la tête aux pieds. La part des robots humanoïdes dans le total reste quant à elle extrêmement modeste, comparé aux manipulateurs industriels, même si ces êtres « mécatroniques » sont les plus évolués.
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