Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Affaires très étrangères aux AE

Ce n’est que l’un des aspects pratiques de l’aberrante situation à laquelle se trouve confronté le pays. Au ministère des Affaires étrangères, il est de tradition de servir sept ans durant à l’étranger avant d’être rappelé pour une période de deux ans auprès de l’administration centrale. La coutume a été fidèlement respectée des décennies durant. Jusqu’à ce que l’on se heurte aux exigences imposées par le Conseil de la Fonction publique, dont le règlement stipule que toute décision doit être accompagnée d’une justification. Dans un cas précis, celui des permutations appelées à être prises, la commission administrative des AE, composée du secrétaire général et des directeurs des affaires politiques et des affaires administratives, assure un simple intérim. Et l’on se retrouve confrontés à un problème dont personne n’est responsable et qui ne peut être réglé pour l’heure. Il reste que d’ici à la fin de l’année en cours, quarante diplomates auront déjà accompli leur période de sept ans, ou même davantage pour certains, mais se trouvent dans l’incapacité de rentrer à Beyrouth. Pour des considérations d’ordre bureaucratique d’abord, financier ensuite. Les voyages, accompagnés de transport de meubles, cela finit par coûter cher dès lors qu’il s’agit de deux fois quarante familles. Et le Trésor, inutile de le répéter, est à sec. Selon l’agence locale al-Markaziya, le problème se pose actuellement au niveau des fonctionnaires de troisième catégorie, à cause des décisions contradictoires prises par le ministre démissionnaire, Faouzi Salloukh, et le ministre Tarek Mitri, qui assume l’intérim aux AE, sans oublier l’absence de fonds nécessaires au transfert de diplomates. Toujours selon al-Markaziya, au palais Bustros, le bruit court qu’il y a eu un accord entre le secrétaire général sortant, Hicham Dimachkiyé, et M. Salloukh, au sujet de ces permutations, qui nécessitent non pas un décret mais un arrêté ministériel. Dans les milieux proches du ministre démissionnaire, on a cependant démenti le fait que le dossier des permutations soit de nouveau sur le tapis. Selon une source diplomatique, citée par al-Markaziya, le problème est toujours politique et non pas financier.
Ce n’est que l’un des aspects pratiques de l’aberrante situation à laquelle se trouve confronté le pays.
Au ministère des Affaires étrangères, il est de tradition de servir sept ans durant à l’étranger avant d’être rappelé pour une période de deux ans auprès de l’administration centrale. La coutume a été fidèlement respectée des décennies durant. Jusqu’à ce que l’on se heurte aux exigences imposées par le Conseil de la Fonction publique, dont le règlement stipule que toute décision doit être accompagnée d’une justification. Dans un cas précis, celui des permutations appelées à être prises, la commission administrative des AE, composée du secrétaire général et des directeurs des affaires politiques et des affaires administratives, assure un simple intérim. Et l’on se retrouve...