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Entraînements militaires Le CPL dénonce l’arrestation de deux de ses membres

L’arrestation, samedi, de deux membres du Courant patriotique libre, pour port d’armes et entraînement militaire, a suscité hier une vive polémique dans les milieux politiques, notamment au sein du CPL qui a dénoncé ces accusations qu’il considère « infondées ». Dans les faits, et selon les premières informations révélées hier par la presse, plusieurs membres du CPL qui se trouvaient dans les environs du village de Jaj se livraient à des entraînements au tir à l’arme automatique. Les habitants du village, qui ont entendu les tirs, auraient prévenu les forces de l’ordre qui ont réussi à arrêter deux personnes. Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Jean Fahd chargé d’enquêter sur cette affaire, a demandé hier aux forces de l’ordre d’envoyer le fusil Kalachnikov et le revolver dont les deux militants étaient en possession, à l’expertise, pour vérifier s’ils ont été récemment utilisés par les deux membres du CPL. Ces derniers ont tous deux nié avoir utilisé leurs armes ou procédé à un quelconque entraînement militaire, soulignant qu’ils se trouvaient avec leur famille dans la localité de Jaj pour un pique-nique. Les deux militants ont précisé, lors de l’interrogatoire, que les coups de feu, qui ont été entendus dans la région adjacente où ils se trouvaient, provenaient probablement des chasseurs du coin. Les deux hommes resteront cependant en détention jusqu’à l’obtention des résultats des tests d’expertise, précise-t-on de source judiciaire. Dans une première réaction, et à l’issue de sa réunion hebdomadaire, le CPL a mis en garde les autorités sécuritaires sur « les conséquences que pourraient avoir de telles pratiques qui dénotent un parti pris certain et une déformation des réalités ». Le communiqué dénonce en outre la politique de deux poids, deux mesures pratiquée par les autorités sécuritaires qui « interpellent de jeunes militants effectuant une promenade à Jaj en week-end, alors qu’elles ferment l’œil sur des militants qui s’entraînent effectivement, armes à la main, dans des endroits bien connus ». Le texte stigmatise en outre le fait que les autorités ont également occulté le crime commis contre un restaurant de Hadath el-Jobbé, la veille même où le CPL devait y organiser une soirée. Le cadre du CPL, Gebrane Bassil, a qualifié de son côté l’arrestation des militants du CPL à Jaj « d’injuste et d’arbitraire ». M. Bassil s’est dit désolé de voir « qu’un régime policier pire que celui qui avait été imposé par les Syriens a été aujourd’hui rétabli ». La question des armes et des entraînements militaires a également suscité une réaction de la part du député du Courant du futur, Ammar Houry. Réagissant aux propos de l’ancien ministre Sleimane Frangié évoquant un armement auquel se livrerait le Courant du futur, M. Houry a démenti ces affirmations, en relevant qu’« elles coïncident étrangement avec l’arrestation des deux membres du CPL dans le caza de Jbeil ».
L’arrestation, samedi, de deux membres du Courant patriotique libre, pour port d’armes et entraînement militaire, a suscité hier une vive polémique dans les milieux politiques, notamment au sein du CPL qui a dénoncé ces accusations qu’il considère « infondées ».
Dans les faits, et selon les premières informations révélées hier par la presse, plusieurs membres du CPL qui se trouvaient dans les environs du village de Jaj se livraient à des entraînements au tir à l’arme automatique. Les habitants du village, qui ont entendu les tirs, auraient prévenu les forces de l’ordre qui ont réussi à arrêter deux personnes.
Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Jean Fahd chargé d’enquêter sur cette affaire, a demandé hier aux forces de l’ordre d’envoyer le fusil Kalachnikov et le...