Apprenez à parler de Sarkozy
et de Mugabe comme Bush
Le fait que le président américain ait tendance à maltraiter les noms propres n’est un secret pour personne. Sa méthode pour éviter les bourdes était toutefois, jusqu’à mardi, un secret. Une erreur de manipulation informatique a permis de percer le mystère. Les visiteurs du site Internet des Nations unies ont en effet découvert, mardi, une version du discours que M. Bush prononçait au même moment devant l’Assemblée générale de l’ONU, avec des transcriptions phonétiques des mots jugés périlleux pour le président américain. Sur cette version du discours, le nom du président français était ainsi retranscrit sous la forme « sar-KO-zee », et celui du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, ainsi : « moo-GAH-bee ». Les internautes pouvaient même, s’ils étaient généraux birmans et n’appréciaient pas que M. Bush les accuse d’imposer le « règne de la peur », appeler les auteurs du discours. Au bas du projet de discours numéro 20 apparu sur le site de l’ONU, figuraient en effet les numéros de portable des rédacteurs.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, a expliqué que le texte, non finalisé, s’était retrouvé par inadvertance sur Internet après avoir été transmis aux interprètes pour faciliter leur tâche. La Maison-Blanche, alertée par un journaliste d’ABC, a rapidement fait retirer le discours. Selon Mme Perino, ces transcriptions phonétiques sont habituelles.
Le projet de texte n’offrait pas de retranscription pour la Birmane Aung San Suu Kyi. M. Bush a trébuché sur son nom...
Le président US trop occupé pour écouter
son homologue iranien
Le président américain George W. Bush a gardé mardi ses distances avec son adversaire iranien Mahmoud Ahmadinejad, ne lui rendant pas la politesse d’écouter son discours aux Nations unies, officiellement parce qu’il avait mieux à faire. « Il était très occupé », a expliqué la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, en invoquant une réunion du Conseil de sécurité. M. Ahmadinejad avait, lui, écouté M. Bush dans la matinée ne faire qu’une brève évocation du cas iranien, pourtant une préoccupation primordiale pour le président américain.
Ahmadinejad refuse de répondre
à un journaliste israélien
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a refusé hier de répondre à un journaliste israélien lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York. « Question suivante ! » a lancé M. Ahmadinejad après avoir été interrogé par un journaliste de la chaîne israélienne privée, la Dix. Après le correspondant israélien, c’est la femme d’un soldat israélien enlevé par le Hezbollah en juillet 2006 qui a interpellé le président iranien. « Je m’appelle Karnit, femme d’Ehud Goldwasser enlevé par le Hezbollah il y plus d’un an. Vu que vous en êtes responsable en raison du soutien que vous apportez au Hezbollah, pourquoi ne permettez-vous pas à la Croix-Rouge de lui rendre visite ? » a-t-elle demandé. Là encore, M. Ahmadinejad l’a ignorée. Un mouvement de désapprobation s’est ensuivi dans la salle avant que le président iranien ne prenne la question suivante.
Le Zimbabwe et l’Iran pour une coalition
contre les « brutes » internationales
Les présidents zimbabwéen et iranien, Robert Mugabe et Mahmoud Ahmadinejad, envisagent de créer une « coalition pour la paix » en réaction aux critiques émises à leur encontre par le président américain, George W. Bush, a-t-on appris hier de sources officielles à Harare. Le gouvernement zimbabwéen a confirmé que MM. Mugabe et Ahmadinejad s’étaient entretenus de la création d’une telle coalition, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Selon l’ambassadeur zimbabwéen aux Nations unies, Boniface Chidyausiku, cité par le quotidien d’État The Herald, MM. Mugabe et Ahmadinejad ont discuté « du besoin de créer une coalition pour la paix en réaction à l’agression des brutes internationales ».
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