Inauguration, fermeture, réouverture… le parc d’attractions, Habtoorland, semble difficile à gérer. Il faut dire que les circonstances n’ont pas beaucoup aidé à son développement. Inauguré en décembre 2004, six semaines plus tard, le Premier ministre Rafic Hariri était assassiné et le cercle de violences s’est enchaîné depuis cette date. Les mauvaises affaires devaient culminer avec la guerre de juillet 2006, contraignant la direction à fermer les portes du parc. Dans un ultime geste de bonne volonté et de confiance dans l’avenir du Liban, le propriétaire des lieux, Khalaf el-Habtoor, donnait en mai 2007 son feu vert à la réouverture de Habtoorland.
« Bien sûr, souligne la directrice du parc Rita Massaad, le propriétaire ne s’attendait pas à un rendement immédiat sur investissement. Il s’était donné un délai d’au moins deux ans. »
Les deux premiers mois de l’été, une reprise en demi-teinte a été enregistrée. Le prisme des visiteurs était constitué de 40 % de ressortissants arabes, 30 % de groupes de colonies de vacances et 30 % d’individuels.
La direction avait mis les bouchées doubles pour réussir la saison d’été. La mesure phare de son plan de reprise : une révision à la baisse des tarifs appliqués. Elle avait consenti des escomptes substantiels, atteignant 50 % sur les billets d’entrée. Ainsi, les tarifs habituels pour les adultes ont passé à 12 dollars et ceux des enfants à 7 dollars. Pour le mois du ramadan, d’autres escomptes sont prévus et des packages alléchants sont proposés à la clientèle. Pour chaque participant à un iftar, un ticket d’entrée gratuit lui est offert. Sans compter que, selon la nouvelle organisation du parc, la clientèle désirant uniquement se restaurer est exemptée du paiement du billet d’entrée.
La direction ne s’est pas contentée de consentir des escomptes pour assurer un redémarrage de l’activité du parc, elle a eu recours à des promotions « Below the Line » ou à un marketing direct. Elle a conclu des accords de troc avec des sociétés de consommation et autres. Et le budget publicitaire ? Rita Massaad reconnaît que, pour le moment, la direction vit au jour le jour et toute planification publicitaire est remise aux calendes grecques. De toute façon, il est difficile de faire carton plein à Habtoorland. C’est que la capacité des lieux, qui s’étendent sur 107 000 m2, est de 11 000 clients. Un chiffre qui ne pourrait pas être facilement atteint.
Pour l’hiver, la direction n’entend pas chômer et donc le parc sera opérationnel dans la mesure du possible. Elle s’activera à dynamiser l’organisation de grands événements au parc, tels des fashion-shows pour enfants, les fêtes d’anniversaire avec des animations spéciales, et surtout tablera sur une activation du secteur des conférences.
Quant à la sécurisation des jeux, une question qui inquiète les adultes, elle est assurée par une équipe d’une cinquantaine de personnes, tous des techniciens locaux, mais sous la supervision de la société allemande TUV.
D’ailleurs, aucun problème sur la sécurisation des jeux n’a été signalé jusqu’à ce jour.
Habtoorland : voilà un bel investissement de cent millions de dollars, dont le promoteur, un milliardaire des Émirats arabes unis, attend quand même des jours plus cléments dans le pays pour rentrer dans ses frais.
Liliane MOKBEL
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Inauguration, fermeture, réouverture… le parc d’attractions, Habtoorland, semble difficile à gérer. Il faut dire que les circonstances n’ont pas beaucoup aidé à son développement. Inauguré en décembre 2004, six semaines plus tard, le Premier ministre Rafic Hariri était assassiné et le cercle de violences s’est enchaîné depuis cette date. Les mauvaises affaires devaient culminer avec la guerre de juillet 2006, contraignant la direction à fermer les portes du parc. Dans un ultime geste de bonne volonté et de confiance dans l’avenir du Liban, le propriétaire des lieux, Khalaf el-Habtoor, donnait en mai 2007 son feu vert à la réouverture de Habtoorland.
« Bien sûr, souligne la directrice du parc Rita Massaad, le propriétaire ne s’attendait pas à un rendement immédiat sur investissement. Il s’était donné...