En s’inclinant à Barcelone 3-0 mardi soir pour son entrée en lice en Ligue des champions, l’Olympique lyonnais s’est grandement compliqué la vie, même si le club n’entend pas dramatiser cette lourde défaite.
Jamais, en 67 matchs dans la prestigieuse compétition européenne, le sextuple champion de France n’avait concédé une telle défaite, et ce revers lui met une folle pression avant le prochain rendez-vous, dans quinze jours, contre les Écossais des Glasgow Rangers.
« 3-0, c’est peut-être un peu dur pour nous, mais le Barça mérite sa victoire et il n’y a rien à dire là-dessus », reconnaît François Clerc, qui a inscrit contre son camp le premier but de la partie en détournant un tir de l’Argentin Lionel Messi.
Avec la venue à Gerland des Rangers – vainqueurs de leur côté de Stuttgart (2-1) –, les Français n’auront déjà plus le droit à l’erreur.
« Ce sera déjà un rendez-vous qui pourrait nous permettre de nous rapprocher d’une éventuelle qualification », résume Jean-Michel Aulas, le président de Lyon. A contrario, une défaite, et le sort des Français en serait peut-être déjà jeté dans ce minichampionnat à quatre équipes que constitue la première phase de la Ligue des champions.
« Ce n’est pas ici (à Barcelone) que la qualification se jouait, mais il faudra prendre nos points à Gerland, enchaîne Kim Källström. C’est ce qu’il faudra faire contre les Glasgow Rangers. »
Le Brésilien Juninho le disait d’ailleurs dès les minutes qui suivaient le tirage au sort du groupe D. « Il faudra faire le plein de points à domicile pour espérer se qualifier dans un groupe très ouvert... derrière Barcelone », expliquait alors le capitaine lyonnais.
Le scénario catastrophe du premier match et un score sans appel – du jamais-vu pour Lyon depuis novembre 2001 à Bruges en Coupe de l’UEFA (4-1) – donnent encore davantage raison au Brésilien.
Les Lyonnais, qui restaient sur une série de 13 matchs sans défaite en phase de poule – la dernière remontait au 23 novembre 2005 à Manchester United (2-1) –, ont été méconnaissables mardi soir sur la pelouse du Camp Nou.
« On s’est fait confisquer le ballon alors que nous avons plutôt l’habitude de l’avoir, constate Juninho. Barcelone a été patient et a contrôlé le jeu. Le Barça a eu des occasions, et nous, pratiquement aucune. C’est comme cela. »
Est-ce un problème lié à la tactique élaborée par Alain Perrin, l’entraîneur, qui avait décidé de titulariser pour la première fois de la saison Nadir Belhadj en plaçant Anthony Réveillère à gauche de la défense ?
« Sur l’aspect tactique, demandez à l’entraîneur, répond froidement Jean-Michel Aulas. Moi, je ne porte jamais de jugements sur les choix de l’entraîneur. Il a fait un pari. Il ne l’a vraisemblablement pas gagné. »
On l’a connu plus chaleureux à l’adresse de ses techniciens, tout comme Juninho, extrêmement agacé à la fin du match. « Je ne parle pas de la tactique, coupe-t-il, demandez au coach... Je suis déçu car nous n’avons pas pris assez de risques. Nous avions l’habitude de jouer, n’importe où et face à n’importe qui, de façon plus ouverte. Et de façon plus courageuse. »
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Jamais, en 67 matchs dans la prestigieuse compétition européenne, le sextuple champion de France n’avait concédé une telle défaite, et ce revers lui met une folle pression avant le prochain rendez-vous, dans quinze jours, contre les Écossais des Glasgow Rangers.
« 3-0, c’est peut-être un peu dur pour nous, mais le Barça mérite sa victoire et il n’y a rien à dire là-dessus », reconnaît François Clerc, qui a inscrit contre son camp le premier but de la partie en détournant un tir de l’Argentin Lionel Messi.
Avec la venue à Gerland des Rangers – vainqueurs de leur côté de Stuttgart (2-1) –,...