Il tue l’amant de son ex-femme puis le raconte dans un roman
Un écrivain polonais de 36 ans a été condamné hier à 25 ans de prison pour le meurtre de l’amant de son ex-femme, sa culpabilité ayant été étayée par un roman dans lequel il avait ensuite décrit le crime. Un tribunal de Wroclaw, dans le sud-ouest de la Pologne, a condamné Krystian Bala pour avoir commandité l’assassinat, commis il y a sept ans. « La jalousie envers son ex-femme fut le motif du meurtre », a déclaré la juge Lidia Hojenska. L’écrivain a plaidé non coupable. En 2000, un homme d’affaires de Wroclaw est enlevé, torturé pendant trois jours, puis noyé dans une rivière. Les exécutants directs du meurtre n’ont jamais été retrouvés. « On ne sait pas si la victime était consciente quand elle fut jetée dans l’eau. Il est cependant sûr qu’elle était vivante », a précisé la juge. L’écrivain avait été inculpé pour ce meurtre en 2000, mais la justice n’avait pas trouvé de preuves suffisantes pour le condamner. Des ressemblances entre l’assassinat réel et le crime décrit dans le roman Amok que Krystian Bala a publié trois ans plus tard ont permis de rouvrir la procédure et de modifier l’acte d’accusation. Les experts ont conclu qu’il y avait des points communs entre Chris, le personnage du roman, et l’instigateur du meurtre, concernant sa biographie, le milieu socioprofessionnel, le caractère et le comportement. L’analyse du roman n’a pas été l’unique indice invoqué pour relancer le procès. La police a découvert par ailleurs que l’écrivain avait vendu sur l’Internet le téléphone ayant appartenu à la victime.
Deux millions de dollars pour un préservatif
dans une bouteille de bière
Un Moscovite demande près de deux millions de dollars de préjudice moral après avoir découvert dans une bouteille de bière l’emballage déchiré d’un préservatif et « un fragment de matière plastique », a indiqué hier son avocate. « Mon client Pavel Pavlov, rédacteur en chef d’une édition militaire russe, a découvert dans une bouteille de bière Baltika-3 un emballage de préservatif et un fragment de matière plastique ressemblant à un préservatif usé », a raconté l’avocate Stalina Gourevitch à l’AFP. Depuis août 2006, date de l’incident, « l’expertise a constaté que la bouteille n’avait pas été ouverte après sa sortie de la brasserie Baltika-SP (Saint-Pétersbourg) et qu’elle contenait bien un emballage déchiré de préservatif ainsi qu’un fragment de matière plastique d’origine inconnue », a indiqué Mme Gourevitch. M. Pavlov, la soixantaine, souffre depuis de troubles psychiques, refusant d’acheter toutes les boissons en bouteille, a-t-elle ajouté. Fin août, il a décidé de déposer une plainte au tribunal Perovski de Moscou réclamant 50 millions de roubles (près de 2 millions de dollars) de préjudice moral, selon son avocate.
Le vice-directeur des Brasseries Baltika, Alexeï Kedrine, a confirmé à l’AFP « avoir reçu deux lettres où le défenseur d’un certain M. Pavlov affirmait que son client avait découvert un préservatif dans une de nos bouteilles et réclamait un dédommagement pour préjudice moral ». « Nous excluons a priori qu’un tel cas ait pu se produire, car le niveau des équipements techniques des usines russes est même supérieur à celui des usines européennes », a-t-il affirmé. Après des décennies de « déficit soviétique » (pénurie de produits dans les magasins soviétiques), les Russes ont appris à défendre leurs droits de consommateurs face à la vague de produits qui a envahi la Nouvelle Russie. Mais « les tribunaux sont encore très timides face aux compagnies », a estimé Mme Gourevitch citant le cas d’une société condamnée en 2005 à payer 40 dollars de préjudice moral à trois Russes qui avaient découvert un raton desséché dans un paquet de croûtons.
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