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GDF-Suez Le projet de fusion en voie de finalisation

Les conseils d’administration de Gaz de France et Suez étaient réunis hier soir pour approuver un projet de fusion créant un nouveau géant européen de l’énergie sous l’égide de l’État français, qui détiendra plus que la minorité de blocage dans le futur groupe. « Tous les éléments d’un accord sont sur la table », a déclaré sur Europe-1 la ministre de l’Économie et des Finances, Christine Lagarde. Intervenant au même moment sur RTL, le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, a souligné qu’il déboucherait de facto sur la privatisation de GDF, dont l’État détenait jusqu’ici près de 80 % du capital, mais que la puissance publique serait de loin le premier actionnaire du nouveau groupe et aurait un « pouvoir de direction ». Claude Guéant comme Christine Lagarde se sont refusés à préciser le niveau exact de participation de l’État, la ministre indiquant seulement qu’il serait « clairement supérieur à la minorité de blocage » de 33,3 %. Des sources syndicales ont évoqué un niveau situé entre 34 et 40 %. De source proche du dossier, on avait appris auparavant que le projet d’accord, dont les détails devraient être rendus publics aujourd’hui avant l’ouverture de la Bourse, prévoyait, conformément aux conditions posées dans la semaine par le président Nicolas Sarkozy, une scission des activités environnement (traitement de l’eau et des déchets) de Suez. « La nouvelle entité garderait 34 à 35 % de l’activité environnement et en garderait le contrôle. Le reste serait mis en Bourse », a-t-on indiqué à Reuters. Annoncé à la hâte en février 2006 par le Premier ministre Dominique de Villepin, le projet de fusion GDF-Suez s’est heurté de longs mois à des considérations politiques puis financières, l’évolution des cours de Bourse des deux groupes rendant impossible de maintenir la parité d’une action GDF pour une action Suez (après versement préalable d’un dividende d’un euro par action aux actionnaires de Suez) prévue à l’origine. Les capitalisations boursières actuelles sont largement en faveur de Suez – 54,1 milliards d’euros contre 36,2 milliards –, mais la scission des activités environnement, valorisées entre 18 et 20 milliards d’euros, permettra d’équilibrer le schéma. Centré sur l’énergie, le nouveau groupe, qui devrait être nommé GDF-Suez, aura des positions fortes dans l’électricité en Belgique et dans une moindre mesure en France et sera l’un des leaders mondiaux du gaz naturel liquéfié. Il devrait se situer derrière EDF dans le top trois européen de l’énergie, qui est complété par l’allemand E.ON.
Les conseils d’administration de Gaz de France et Suez étaient réunis hier soir pour approuver un projet de fusion créant un nouveau géant européen de l’énergie sous l’égide de l’État français, qui détiendra plus que la minorité de blocage dans le futur groupe.
« Tous les éléments d’un accord sont sur la table », a déclaré sur Europe-1 la ministre de l’Économie et des Finances, Christine Lagarde.
Intervenant au même moment sur RTL, le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, a souligné qu’il déboucherait de facto sur la privatisation de GDF, dont l’État détenait jusqu’ici près de 80 % du capital, mais que la puissance publique serait de loin le premier actionnaire du nouveau groupe et aurait un « pouvoir de direction ».
Claude Guéant comme Christine Lagarde se sont...