DREAMGIRLS
Bill Condon
Bon, on ne va pas se cacher derrière notre petit doigt. Dreamsgirls c’est l’histoire de la naissance afro-américaine, mais c’est surtout l’histoire de Diana Ross et des Supremes dans les années 60 et 70. Bill Condon a beau avoir changé les noms et les chansons, Dreamgirls est inspiré d’une comédie musicale jouée à Broadway et que Diana Ross n’a pas beaucoup appréciée. Entre-temps, Jennifer Hudson a raflé un Oscar et le film a plutôt bien marché. C’est peut-être pour ça que la diva s’est tue. Bill Condon, qui avait réussi son coup en adaptant Chicago, réalisé par Rob Marshall, en a un peu trop fait sur ce film dont il signe le scénario et la mise en scène. Le problème dans Dreamgirls, c’est que la musique noie un peu l’histoire qui, automatiquement, passe en second plan. On a du mal donc à s’attacher aux personnages et aux rebondissements. Mais le divertissement est là et Beyoncé Knowles ainsi que Jamie Foxx sont impeccables.
NE LE DIS À PERSONNE
Guillaume Canet
L’adaptation d’un livre est un exercice périlleux. On la réussit très rarement. Qu’un jeune acteur français qui s’était déjà essayé à la réalisation adapte un
thriller américain particulièrement prenant signé Harlan Coben, cela semblait très risqué. C’était sans compter le talent de Guillaume Canet, acteur accompli et réalisateur plein d’espoir. Après Mon idole, il signe ici un film très différent du précédent, mais tout aussi réussi. Si la trame est solide et efficace (un homme reçoit un jour un mail de sa femme assassinée il y a dix ans…), la mise en scène est tout aussi haletante ! Précise et nerveuse, la réalisation de Canet n’a rien à envier aux plus grands. Servi par des acteurs hors pair (mention spéciale à François Cluzet, très physique et césarisé), Ne le dis à personne vous scotche littéralement face à votre écran. La musique de M, qui a composé devant les images, est un des atouts du film. Un long-métrage comme on aimerait souvent en voir. Avec Kristin Scott Thomas et Nathalie Baye, entre autres.
GHOST RIDER
Mark Steven Johnson
Et une de plus ! Une adaptation de « comics » ratée de plus ! Marvel, la maison-mère, a encore vendu un de ses héros pour une poignée de dollars, et comme n’est pas Spiderman qui veut, elle aurait pu éviter… Après Ben Affleck affligeant dans Daredevil, c’est au tour de Nicolas Cage de se ridiculiser dans un film où il ne manquerait plus que l’on voit les fils qui tiennent les personnages ! Aucune consistance, un scénario débile et un jeu d’acteur poussif font de ce film un loupé phénoménal. On ne peut même pas voir Ghost Rider au second degré. Dommage parce que cela aurait pu être un long-métrage intéressant. Mais bon, ce ne l’est pas ! Un jeune homme vend son âme au diable afin de sauver son père. Mais celui-ci meurt quand même. Quelque temps plus tard, Méphistophélès vient malgré tout demander son dû et le charge d’une mission spéciale : tuer son fils, un démon renégat qui cherche à s’emparer de la Terre. Pour cela, il dote Johnny de pouvoirs incommensurables. À oublier.
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