Les semaines se suivent et ne cessent de se ressembler. Le marché est incontestablement englué dans une phase difficile, voire critique. Il ne s’est jamais aussi mal porté depuis la guerre de juillet-août 2006. La saison estivale qui est souvent une période intéressante avec la présence de ressortissants arabes et des expatriés ne s’annonce guère positive. L’appétit des acheteurs est en berne. En définitive, les crises politiques et sécuritaires se succèdent sans aucune lueur d’espoir à l’horizon et les échéances présidentielles à venir n’annoncent rien de rassurant. Depuis plusieurs mois, la situation est tendue mais la guerre de Nahr el-Bared et la reprise des attentats ont marqué un tournant et un véritable coup d’arrêt du marché.
Plusieurs signes attestent que la crise perdure :
– Le fait le plus inquiétant est une saturation progressive du marché. Le constat est simple, il y a de plus en plus de nouveaux projets résidentiels. Selon notre estimation, le chiffre tourne autour de 200 pour l’ensemble des quartiers de Beyrouth et les ventes sont très limitées. Ainsi, de nombreux projets se terminent ou se trouvent à quelques semaines de la livraison avec un stock encore important d’appartements invendus. Toutes les tailles sont touchées par ce phénomène, que ce soit l’appartement haut de gamme ou les petits logements. Une telle situation devrait entraîner une baisse des prix, pourtant c’est tout le contraire qui se passe, puisque ceux-ci tendent à augmenter avec la hausse des coûts de construction.
– Certains projets à Beyrouth ont été purement et simplement arrêtés. Dans certains cas, les propriétaires ont terminé la phase d’excavation et préfèrent attendre des jours meilleurs pour déposer un permis de construire.
– Si certains promoteurs gardent un optimisme de façade et continuent à investir dans de nouvelles parcelles, beaucoup se demandent si le moment est opportun pour acheter. L’expectative est de mise. La majorité d’entre eux est engagée dans de nouvelles constructions et a déjà les pires difficultés à vendre son stock. En manque de liquidités, les promoteurs n’osent pas actuellement concrétiser malgré les parcelles qui leur sont présentées parfois à des prix très séduisants.
– Comme nous l’avons dit précédemment, le volume des ventes est faible. Les demandes existent, mais elles restent souvent superficielles. Les gens se renseignent et comparent, mais rien n’est officialisé. La clientèle préfère attendre bien que le moment d’acheter soit idéal avant de futures hausses. Si certains produits tels que les petites tailles dans certaines banlieues de la capitale résistent à la crise, les autres sont touchés de plein fouet par la morosité actuelle. Certains projets haut de gamme du centre-ville n’ont finalisé aucune vente depuis plus d’un an.
– Conscients que le marché arrive à saturation, quelques promoteurs sont en train de revoir leur projet afin de proposer de nouveaux produits plus adaptés à la crise, c’est-à-dire en fonction du budget de la clientèle locale. Le créneau des logements de 100 à 150 m2 semble avoir du potentiel.
En coopération avec RAMCO
01/349910
mail@ramcolb.com
Les semaines se suivent et ne cessent de se ressembler. Le marché est incontestablement englué dans une phase difficile, voire critique. Il ne s’est jamais aussi mal porté depuis la guerre de juillet-août 2006. La saison estivale qui est souvent une période intéressante avec la présence de ressortissants arabes et des expatriés ne s’annonce guère positive. L’appétit des acheteurs est en berne. En définitive, les crises politiques et sécuritaires se succèdent sans aucune lueur d’espoir à l’horizon et les échéances présidentielles à venir n’annoncent rien de rassurant. Depuis plusieurs mois, la situation est tendue mais la guerre de Nahr el-Bared et la reprise des attentats ont marqué un tournant et un véritable coup d’arrêt du marché.
Plusieurs signes attestent que la crise perdure :
– Le fait le...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.