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Actualités - Chronologie

Bourse Les analystes restent optimistes malgré les turbulences

Les analystes restent généralement optimistes malgré les turbulences cette semaine sur les Bourses mondiales et les craintes liées au marché du crédit américain et s’attendent pour les prochains mois à des secousses passagères plus qu’à une correction durable. Les Bourses d’Asie-Pacifique ont répercuté hier la chute de plus de 2 % à Wall Street la veille, Hong Kong reculant de 2,76 %, Tokyo de 2,36 %, Taipeh, Manille et Séoul plongeant de quelque 4 %. En revanche, les Bourses européennes se sont stabilisées, après avoir dévissé pendant trois séances et surtout jeudi, journée au cours de laquelle Londres a cédé 3,15 %, Francfort 2,39 %, Paris 2,78 %. Peu avant 15h00 GMT hier, la Bourse de New York était au point mort. Ce nouveau coup de tabac planétaire, après celui de février dernier, a été déclenché par le plongeon des ventes de logements neufs aux États-Unis en juin (-6,6 %), qui ont ravivé les craintes sur les marchés de l’immobilier et du crédit aux États-Unis. En réaction, les investisseurs ont transféré une partie de leurs capitaux vers des placements moins risqués que les actions ou les emprunts d’entreprises, comme les obligations d’État. D’où la peur d’une possible détérioration des conditions d’accès au crédit des entreprises, combiné à un resserrement des taux d’intérêt de court terme en Europe. Ce qui pourrait avoir des conséquences négatives sur les marchés boursiers. La flambée des prix pétroliers et la peur d’une accélération généralisée de l’inflation contribuent à attiser la frilosité. En outre, les marchés boursiers ont enregistré une forte progression ces derniers mois et montent depuis près de cinq ans sans interruption, ce qui peut amener à s’interroger sur une éventuelle correction plus durable. Le Dow Jones, l’indice phare de Wall Street, a pris 22 % en un an, 8 % depuis début janvier. En Asie et en Europe, les places boursières ont également monté sur les quatre années passées, même si leur situation est plus contrastée sur 2007 (+13 % à Hong Kong, +13 % à Francfort, +0,34 % seulement à Tokyo, +0,55 % à Londres et environ 2,5 % à Paris). Mais les analystes restent optimistes. Pour Mathilde Lemoine, chef économiste d’HSBC, la crise du marché immobilier et du crédit aux États-Unis est « assez localisée » et ne risque pas de se transformer en crise systémique, même si elle va entraîner un ralentissement de la consommation américaine déjà perceptible. « Un marché haussier qui dure plusieurs années n’est pas exceptionnel. Il y a eu au moins huit périodes comme celle-ci pendant les 100 dernières années », renchérit Arthur Van Slooten, stratège de la Société générale, qui ne juge « pas extrêmes les niveaux de valorisation actuels ». Dans ce contexte, il considère même « salutaire » la correction généralisée des derniers jours. D’autant que les perspectives économiques mondiales restent bonnes. Le Fonds monétaire international (FMI) vient notamment de relever ses prévisions de croissance mondiale, grâce aux meilleures performances des pays émergents, en particulier la Chine, et table désormais sur une augmentation de 5,2 % du produit intérieur brut (PIB) mondial en 2007 et 2008. Et si l’économie américaine traverse un passage à vide, M. Van Slooten remarque que « les indicateurs avancés continuent d’indiquer une reprise de l’économie d’ici à quelques mois ». Mathilde Lemoine ajoute que les investisseurs relativisent le trou d’air de l’économie américaine, vu les « relais croissance en Asie et en Europe avec l’Allemagne ». Elle table donc sur une stabilité des indices boursiers d’ici à la fin de l’année, avec de temps à autre des corrections « assez brutales mais passagères ».

Les analystes restent généralement optimistes malgré les turbulences cette semaine sur les Bourses mondiales et les craintes liées au marché du crédit américain et s’attendent pour les prochains mois à des secousses passagères plus qu’à une correction durable.
Les Bourses d’Asie-Pacifique ont répercuté hier la chute de plus de 2 % à Wall Street la veille, Hong Kong reculant de 2,76 %, Tokyo de 2,36 %, Taipeh, Manille et Séoul plongeant de quelque 4 %.
En revanche, les Bourses européennes se sont stabilisées, après avoir dévissé pendant trois séances et surtout jeudi, journée au cours de laquelle Londres a cédé 3,15 %, Francfort 2,39 %, Paris 2,78 %. Peu avant 15h00 GMT hier, la Bourse de New York était au point mort.
Ce nouveau coup de tabac planétaire, après celui de février dernier, a été...