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Actualités - Opinion

Respect aux morts Fady NOUN

D’habitude, les morts ont droit au respect, au silence. Seuls au Liban les soldats meurent, alors que la cacophonie politique est à son comble. C’est de l’inconscience collective. C’est pourquoi les étrangers disent que nous ne nous aimons pas. Pour quel Liban meurent nos soldats ? À qui va-t-on offrir la victoire de Nahr el-Bared ? Respect donc aux morts, respect à ceux qui tombent à Nahr el-Bared, pour que vous et moi puissions continuer à avoir une patrie, une démocratie et non une nouvelle utopie meurtrière. Que tout le monde baisse la voix, qu’on s’incline devant le véritable sacrifice. Ce n’est pas pour Nahr el-Bared, mais pour le Liban que l’armée se bat. C’est pour le Liban que nos soldats s’engouffrent dans l’enfer du camp, que les tireurs embusqués les abattent, que les immeubles s’effondrent sur leurs os qui se brisent. C’est pour que le Liban continue d’avoir un avenir. Face au déferlement de la nouvelle barbarie, le rempart du Liban doit tenir. Le Liban de l’indépendance, le Liban-message, non le Liban des uns ou des autres. L’esprit de l’indépendance ne se laisse pas saisir ou enfermer. Il souffle à travers toutes les structures, parfois même des structures antagonistes. L’esprit de l’indépendance souffle là où sont la vérité, la probité, la modération, l’intérêt général ; il se manifeste dans les endroits les plus inattendus. Aujourd’hui, il souffle où tombent nos soldats.
D’habitude, les morts ont droit au respect, au silence. Seuls au Liban les soldats meurent, alors que la cacophonie politique est à son comble. C’est de l’inconscience collective. C’est pourquoi les étrangers disent que nous ne nous aimons pas.
Pour quel Liban meurent nos soldats ? À qui va-t-on offrir la victoire de Nahr el-Bared ? Respect donc aux morts, respect à ceux qui tombent à Nahr el-Bared, pour que vous et moi puissions continuer à avoir une patrie, une démocratie et non une nouvelle utopie meurtrière. Que tout le monde baisse la voix, qu’on s’incline devant le véritable sacrifice.
Ce n’est pas pour Nahr el-Bared, mais pour le Liban que l’armée se bat. C’est pour le Liban que nos soldats s’engouffrent dans l’enfer du camp, que les tireurs embusqués les abattent, que les immeubles...