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Actualités - Chronologie

Ahdab se démarque des députés du bloc tripolitain

Misbah el-Ahdab, député de Tripoli, s’est franchement distingué hier de la position exprimée par les trois parlementaires du bloc tripolitain au sujet du quorum nécessaire à la Chambre pour la séance d’élection du président de la République, en affirmant qu’il était favorable, pour sa part, au quorum de la majorité plus un, en cas de défaut des deux tiers. M. Ahdab a toutefois souligné qu’il ne s’agissait que d’une prise de position politique sans valeur constitutionnelle et que seul le Parlement peut se prononcer à ce sujet. Le bloc tripolitain, présidé par le ministre des Travaux publics, Ahmad Safadi, s’était récemment prononcé en faveur d’un quorum des deux tiers. « Cette position émanant du bloc tripolitain est une position politique. Elle fait partie d’une série de positions exprimées sur les pages des journaux », a déclaré M. Ahdab lors d’une conférence de presse, tout en soulignant qu’il n’avait aucun doute quant à l’appartenance de ce bloc au 14 Mars. Il a cependant déploré que le débat sur la question du quorum se résume à des positions émanant d’acteurs politiques et autres et étalées dans la presse, « au lieu qu’il ne se déroule au sein du Parlement ». « Chacun veut interpréter la Constitution à sa guise. Il faut remettre de l’ordre. Les positions politiques ne doivent pas prendre le dessus sur les positions juridiques et constitutionnelles, car c’est la Chambre qui est habilitée à interpréter la Constitution », a-t-il déclaré. Il a indiqué qu’il allait plaider auprès de ses collègues au sein du 14 Mars en faveur d’une pétition demandant l’ouverture d’une session extraordinaire de la Chambre destinée à l’interprétation de la Constitution. « L’interprétation émanant du Parlement est contraignante pour tout le monde », a-t-il souligné. « Ni les forces politiques, ni le patriarche Sfeir, ni le mufti Kabbani, avec mon respect pour ce qu’ils représentent comme instances nationales, ne peuvent contraindre quiconque constitutionnellement », a-t-il dit. « Certes, a-t-il poursuivi, nous sommes tous pour l’unanimité, mais lorsqu’il n’y a pas unanimité et lorsque pour une raison ou pour une autre nous ne pouvons pas disposer des deux tiers, que faisons-nous ? Nous sabotons la séance et nous allons vers l’inconnu ? Pour ma part, je n’accepte pas que le pays entre dans un vide constitutionnel. C’est pourquoi l’option de la majorité plus un est préférable au vide. Mais ce sont des choses que je ne peux pas décréter tout seul parce que c’est ce qui émane de la Chambre qui compte. » Par ailleurs, M. Ahdab a été reçu hier au Grand Sérail par le chef du gouvernement, Fouad Siniora, avec qui il s’est entretenu des derniers développements, notamment à Nahr el-Bared.
Misbah el-Ahdab, député de Tripoli, s’est franchement distingué hier de la position exprimée par les trois parlementaires du bloc tripolitain au sujet du quorum nécessaire à la Chambre pour la séance d’élection du président de la République, en affirmant qu’il était favorable, pour sa part, au quorum de la majorité plus un, en cas de défaut des deux tiers. M. Ahdab a toutefois souligné qu’il ne s’agissait que d’une prise de position politique sans valeur constitutionnelle et que seul le Parlement peut se prononcer à ce sujet.
Le bloc tripolitain, présidé par le ministre des Travaux publics, Ahmad Safadi, s’était récemment prononcé en faveur d’un quorum des deux tiers.
« Cette position émanant du bloc tripolitain est une position politique. Elle fait partie d’une série de positions exprimées...