Le député Élias Atallah a fait part hier de son pessimisme quant à l’avenir du dialogue au lendemain de la conférence de Saint-Cloud. « Nous ne devons pas donner trop d’importance à cette conférence. J’estime que le dialogue libanais fait face à d’énormes difficultés à l’ombre du climat politique qui prévaut », a-t-il dit dans un entretien accordé à la Voix du Liban.
Évoquant la question du quorum pour l’élection du chef de l’État, le député a affirmé : « Lorsque l’on parle des deux tiers des voix, il faudrait qu’il y ait en parallèle des garanties et faire en sorte que le quorum des deux tiers ne soit pas un moyen aux mains de l’opposition pour imposer ses conditions. »
Selon lui, la réunion en France est venue au lendemain de la tentative avortée du secrétaire général Amr Moussa de relancer le dialogue, et probablement, « à un moment de rapprochement ou d’échange d’intérêts entre la France et l’Iran », a-t-il précisé.
Le député a affirmé qu’il s’attendait à « une escalade, et à voir certains œuvrer à empêcher les parties libanaises de parvenir à une solution dans l’intérêt du pays. Par conséquent, je ne suis pas optimiste », a-t-il répété.
En revanche, le député du Bloc du futur Ahmad Fattouh a appelé les formations de l’opposition à « profiter du climat suscité lors de la conférence de Saint-Cloud, qui, selon lui, a représenté une étape importante pour rétablir la confiance ».
L’ancien président de la Ligue maronite, Hareth Chéhab, a pour sa part estimé que le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, n’a rien dit de nouveau au sujet de la nécessité d’assurer le quorum des deux tiers, pour préserver le poste de la première magistrature.
Insistant sur le fait que « le salut se trouve aux mains des Libanais eux-mêmes », M. Chéhab a espéré que la conférence de Saint-Cloud puisse être l’occasion pour les participants de poursuivre le processus.
Le président du Comité de défense des libertés publiques et démocratiques Sinane Barraj a indiqué que les Libanais n’ont pas été surpris par les résultants de Saint-Cloud, dont les objectifs et le plafond avaient été annoncés à l’avance par les parties concernées.
Le député Élias Atallah a fait part hier de son pessimisme quant à l’avenir du dialogue au lendemain de la conférence de Saint-Cloud. « Nous ne devons pas donner trop d’importance à cette conférence. J’estime que le dialogue libanais fait face à d’énormes difficultés à l’ombre du climat politique qui prévaut », a-t-il dit dans un entretien accordé à la Voix du Liban.
Évoquant la question du quorum pour l’élection du chef de l’État, le député a affirmé : « Lorsque l’on parle des deux tiers des voix, il faudrait qu’il y ait en parallèle des garanties et faire en sorte que le quorum des deux tiers ne soit pas un moyen aux mains de l’opposition pour imposer ses conditions. »
Selon lui, la réunion en France est venue au lendemain de la tentative avortée du secrétaire général Amr Moussa de...
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