Rechercher
Rechercher

Actualités

Réunion à Tripoli sur le Darfour pour la relance des négociations

Les représentants de 18 pays et organisations internationales ont entamé hier, à Tripoli, une conférence sur le Darfour destinée à accélérer le processus politique pour rétablir la paix dans cette région de l’ouest du Soudan, déchirée par la guerre civile. L’envoyé spécial de l’ONU, le Suédois Jan Eliasson, et son homologue africain, Salim Ahmad Salim, président cette réunion qui doit marquer la fin de la phase de convergence des initiatives diplomatiques et le début d’un processus de prénégociations, selon les organisateurs. « Il est temps de se concentrer sérieusement sur les négociations et d’unifier les mouvements rebelles » en vue de leur implication dans le processus politique, a déclaré M. Eliasson, à l’ouverture de la réunion. M. Salim a lui fait état d’une « situation catastrophique » au Darfour. « Chaque jour qui passe apporte des souffrances et des destructions au Darfour, mais aussi une radicalisation sur le terrain », a-t-il dit, déplorant une militarisation croissante dans les camps de réfugiés, qui « complique la résolution du conflit ». L’émissaire africain a souligné, d’autre part, la nécessité d’impliquer dans les négociations de paix la société civile et les populations du Darfour, qui « se sentent marginalisées ». Lors d’une première séance, à huis clos, « les délégations se sont prononcées sur l’urgence d’aller (...) vers la préparation active de la phase de négociations, qui doit avoir lieu le plus rapidement possible », a indiqué à l’AFP le commissaire de l’Union africaine (UA) pour la paix et la sécurité, Saïd Djinnit. M. Djinnit a ajouté que la conférence devait fixer la date exacte et le lieu d’une première réunion, « ces prochains jours », entre l’UA, l’ONU, les pays de la région et les mouvements rebelles. Des représentants des rebelles soudanais, dont deux émissaires du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) de Khalil Ibrahim, se trouvent à Tripoli à l’invitation du pays hôte, mais ne participent pas à la réunion. Une brève rencontre, en marge de la conférence, a toutefois eu lieu entre représentants de l’ONU, de l’UA, des pays voisins et les rebelles, selon le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Ali Abdelsalam Triki. « Nous les avons écoutés. Ils sont d’accord pour commencer les négociations », a-t-il dit à l’AFP, ajoutant qu’une rencontre avec les mouvements rebelles était prévue au cours des deux prochaines semaines tandis que les négociations commenceront officiellement en septembre. La conférence de Tripoli doit s’achever aujourd’hui.
Les représentants de 18 pays et organisations internationales ont entamé hier, à Tripoli, une conférence sur le Darfour destinée à accélérer le processus politique pour rétablir la paix dans cette région de l’ouest du Soudan, déchirée par la guerre civile. L’envoyé spécial de l’ONU, le Suédois Jan Eliasson, et son homologue africain, Salim Ahmad Salim, président cette réunion qui doit marquer la fin de la phase de convergence des initiatives diplomatiques et le début d’un processus de prénégociations, selon les organisateurs. « Il est temps de se concentrer sérieusement sur les négociations et d’unifier les mouvements rebelles » en vue de leur implication dans le processus politique, a déclaré M. Eliasson, à l’ouverture de la réunion. M. Salim a lui fait état d’une « situation...