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Sacrée famille Jean-Louis et Marie Trintignant

Elle est certainement une enfant de la balle. La petite Marie commence très jeune au cinéma sous la direction de sa mère, Nadine, elle-même sœur des deux acteurs, Serge et Christian Marquand. Et pourtant, Marie voulait être vétérinaire et non comédienne. À dix-sept ans, elle joue auprès de son père dans le film La terrasse d’Ettore Scola. Dès lors, elle ne cessera de faire des grands écarts entre les productions populaires, où elle se montre drôle et délurée, et les planches de théâtre, auprès d’un père qu’elle appelle son autre soi-même. « Il y a quelque chose d’organique entre nous. Un rythme qui est le même. Nous deux, c’est comme si nos flux sanguins revenaient au même moment », dira-t-elle un jour. Si on retient après sa mort l’image d’une Marie fragile, on ne peut non plus oublier sa voix envoûtante, pareille à celle de son père. Celui-ci, désormais absent des plateaux, mais revenant par intermittence sur les scènes de théâtre, possède une filmographie assez riche. Passionné de courses automobiles, Jean-Louis Trintignant a représenté pour plusieurs générations le jeune premier sombre et ténébreux. C’est avec Un homme et une femme, film de Claude Lelouch, qu’il accède au statut de vedette en 1966. Mais cela ne l’empêche pas de surfer sur tous les genres. Tour à tour catholique tenté par l’infidélité dans Ma nuit chez Maud de Rohmer, séducteur manipulé dans Le mouton enragé de Deville et agent immobilier soupçonné de meurtre dans Vivement dimanche de Truffaut, il a navigué entre le cinéma d’auteur le plus novateur et les films grand public. Avec son jeu tout en nuances et sa voix de velours, Jean-Louis Trintignant aura marqué une certaine époque du cinéma français.

Elle est certainement une enfant de la balle. La petite Marie commence très jeune au cinéma sous la direction de sa mère, Nadine, elle-même sœur des deux acteurs, Serge et Christian Marquand. Et pourtant, Marie voulait être vétérinaire et non comédienne. À dix-sept ans, elle joue auprès de son père dans le film La terrasse d’Ettore Scola. Dès lors, elle ne cessera de faire des grands écarts entre les productions populaires, où elle se montre drôle et délurée, et les planches de théâtre, auprès d’un père qu’elle appelle son autre soi-même. « Il y a quelque chose d’organique entre nous. Un rythme qui est le même. Nous deux, c’est comme si nos flux sanguins revenaient au même moment », dira-t-elle un jour.
Si on retient après sa mort l’image d’une Marie fragile, on ne peut non plus oublier sa...