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Actualités - Opinion

Les lecteurs ont voix au chapitre

À prendre ou à laisser Quand on aime, l’objet de notre amour est aimé pour ce qu’il est, non pour ce qu’on veut qu’il soit. Parce que jamais un amour qui tente de se baser sur des exigences de changement ne perdure. Il est toujours voué à l’échec. Quand on aime le Liban, on l’aime pour son essence même, pour sa nature propre, pour sa formule unique. On l’aime pour son ouverture à toutes les cultures, à toutes les religions, à toutes les croyances et à toutes les convictions. On ne l’aime pas pour en faire une république unicolore. De ce type de république, il y en a de cousues sur mesure, toutes prêtes à abriter les adeptes d’une telle doctrine obscurantiste. Alors pourquoi vouloir s’acharner à métamorphoser le Liban, à exercer contre lui des violences pour qu’il change d’image, voire d’identité ? Afin de ne pas se sentir frustré, il vaut mieux flirter avec ceux qui prônent les mêmes valeurs que soi, qui partagent les mêmes habitudes et la même conduite de vie. Sinon, on risque bien des désillusions. Le Liban a une personnalité, un caractère et des principes dont il est fier et convaincu, et dont pour rien au monde il ne voudrait se départir. Que celui qui est séduit par le Liban le prenne tel quel, ou alors qu’il le laisse et qu’il aille voir ailleurs. Claude ASSAF Prochainement sur nos écrans Le nouveau Moyen-Orient. Directeur : George Bush Auteur du célèbre roman adapté sur grand écran : Henry Kissinger Genre : horreur Slogan : diviser pour régner Lieu : le Moyen-Orient Acteurs rôle principal : les États-Unis, la Syrie et Israël Acteurs de second rôle : le Liban, la Palestine, l’Irak, l’Iran, etc. Producteurs associés : les pays arabes riches en pétrole Durée : indéterminée dans le temps et l’espace Langue(s) : hébraïque, arabe, anglaise, perse Couleur : rouge sang (très tendance) Costumes : militaires de rigueur Montage : les diplomates se rattachant aux acteurs principaux Musique : morgues…euh, orgues de Staline Mixage son : les tortures « dernier cri » Directeurs artistiques effets spéciaux : les ministres de la Défense des acteurs principaux Cascadeurs : pas de cascadeurs : tout est pour de vrai Classement : ************* (a largement dépassé Titanic au box-office) Trame : en 1948, la Palestine est envahie par les Israéliens (avec le feu vert des Britanniques) qui instaurent l’État d’Israël. Mais la résistance farouche des Palestiniens est telle que l’occupation décide, aidée par ses complices, les Syriens, et par ses puissants alliés, les Américains, d’exporter sa guerre vers un (merveilleux) petit pays voisin, le Liban. Et ce, en tablant sur sa faiblesse : les querelles intestines de ses habitants qui appartiennent à des communautés religieuses différentes. Pour qu’Israël puisse avoir la paix et rester dans sa « terre promise », les acteurs principaux du film décident de morceler le Moyen-Orient pour l’affaiblir et pour avoir une mainmise sur la richesse de la région, le pétrole. Commentaire d’une cinéphile : « J’ai la nausée… De grâce, coupez !» Michèle AOUN Koweït

À prendre ou à laisser

Quand on aime, l’objet de notre amour est aimé pour ce qu’il est, non pour ce qu’on veut qu’il soit. Parce que jamais un amour qui tente de se baser sur des exigences de changement ne perdure. Il est toujours voué à l’échec. Quand on aime le Liban, on l’aime pour son essence même, pour sa nature propre, pour sa formule unique. On l’aime pour son ouverture à toutes les cultures, à toutes les religions, à toutes les croyances et à toutes les convictions. On ne l’aime pas pour en faire une république unicolore. De ce type de république, il y en a de cousues sur mesure, toutes prêtes à abriter les adeptes d’une telle doctrine obscurantiste. Alors pourquoi vouloir s’acharner à métamorphoser le Liban, à exercer contre lui des violences pour qu’il change d’image, voire...