Pour la première fois, le plomb coûte plus cher que l’aluminium
Le prix du plomb a dépassé celui de l’aluminium, métal pourtant plus cher à produire et beaucoup plus largement utilisé, créant une situation inédite de mémoire de courtier, qui s’explique par un équilibre précaire sur le marché du plomb.
Le prix d’une tonne de plomb pour livraison dans trois mois a grimpé hier jusqu’à 2 745 dollars, un record sur le London Metal Exchange (LME), premier marché mondial à terme de métaux.
Parallèlement, l’aluminium, le métal industriel le plus utilisé dans le monde dans les industries du transport, de la construction ou encore de l’emballage, s’échangeait autour de 2 720 dollars la tonne seulement. Il est pourtant plus cher à extraire et à raffiner.
Iberdrola compte investir
davantage aux USA
Le troisième électricien européen, l’espagnol Iberdrola, continue d’investir aux États-Unis, où il compte dépenser 6,4 milliards d’euros pour se constituer une tête de pont, imitant d’autres compagnies espagnoles qui achètent en Amérique du Nord.
Iberdrola a annoncé hier qu’il allait tenter d’acquérir la compagnie américaine Energy East, une entreprise d’électricité et de gaz implantée sur la côte est, pour un montant de 3,4 milliards d’euros, plus 3 milliards de dette.
Iberdrola veut avoir une « plate-forme pour d’autres opérations de croissance aux États-Unis », a déclaré hier devant des analystes le directeur stratégie du groupe, José Luis del Valle.
La Chine lance son fonds pour pousser ses entreprises à investir en Afrique
La Chine a lancé officiellement hier le Fonds sino-africain pour encourager ses sociétés à investir en Afrique, affirmant que son but n’était pas de faire du profit, mais de soutenir un « nouveau type de partenariat stratégique » avec le continent.
« Le fonds de développement Chine-Afrique visera surtout à soutenir la coopération stratégique dans les domaines politique, économique et diplomatique », a déclaré aux journalistes le président du Fonds sino-africain, Gao Jian, lors de la cérémonie de lancement.
« Contrairement à d’autres organisations lucratives qui cherchent à faire le plus de profits, l’objectif du fonds est d’éviter les pertes et de gagner suffisamment pour lui permettre de tourner », a-t-il ajouté.
Le fonds est doté d’un milliard de dollars de la part de la Banque chinoise de développement, un capital qui doit aller jusqu’à cinq milliards de dollars.
L’Allemagne veut contrôler les investissements
des gouvernements étrangers
Le gouvernement allemand réfléchit à la création d’une agence fédérale chargée de donner son avis sur les projets d’investissement en Allemagne de fonds contrôlés par des gouvernements étrangers, en particulier russe, chinois ou de la région du Golfe, selon le Financial Times hier.
Le ministère des Finances allemand n’était pas immédiatement en mesure de commenter.
Selon de hauts responsables gouvernementaux interrogés par le FT, le ministère des Finances, le ministère de l’Économie et la chancellerie allemande s’inquiètent en particulier pour les banques du pays, réputées particulièrement vulnérables à des OPA hostiles.
Berlin pourrait décider de créer une agence chargée de donner son avis au gouvernement sur les grands projets en Allemagne des fonds étrangers, susceptibles de mettre en danger les intérêts stratégiques du pays, selon le journal. Cette agence s’inspirerait d’un organe américain, le Cfius.
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