Il n’y a rien à dire ; simplement, merci. Merci d’être aussi gentils avec les Libanais du Sud, même quand certains leur demandent de moins vous sourire, de moins bien vous accueillir. Merci de participer à la reconstruction de la souveraineté libanaise, donc de l’État libanais. Merci d’aider les soldats de l’armée comme vous l’auriez fait avec un frère. Merci de contribuer à asseoir, envers et contre tout(s), la stabilité à la frontière méridionale – qu’est ce que les Libanais auraient aimé vous voir le long de l’autre frontière, vous savez, la cancéreuse passoire ! Merci de regarder le Liban comme une autre casa, une petite Espagne. Merci, comme les Français et les Américains il y a vingt ans, d’être des hombres d’honneur. Léo Ferré vous l’aurait dit, presque comme ça : Tu ne m’as pas dit/Que les guitares de l’exil/Sonnaient parfois comme un clairon/Toi mon ami l’Espagnol de la rue de Madrid/Rencontré ce printemps une fleur aux lèvres/Je ne t’ai pas dit/Que les guitares de Beyrouth/Pouvaient apprendre ta chanson/Toi mon ami l’Espagnol de la rue de Madrid/Rencontré ce printemps une fleur aux lèvres/Et puis tu es parti/Dans les rues là-haut/Et tu ne m’as rien dit/PACIENCA !… Infiniment, vous, six morts, en ce dimanche d’été pour le Liban, comme des Libanais ; infiniment Jefferson Vagas, Jonathan Galea, Alejandro Castello, John Edison Posada, Manuel David Portas, Juan Carlos Villora, et tous vos copains du contingent et toute l’Espagne qui vous pleure, infiniment gracias.
Z. M.
Il n’y a rien à dire ; simplement, merci. Merci d’être aussi gentils avec les Libanais du Sud, même quand certains leur demandent de moins vous sourire, de moins bien vous accueillir. Merci de participer à la reconstruction de la souveraineté libanaise, donc de l’État libanais. Merci d’aider les soldats de l’armée comme vous l’auriez fait avec un frère. Merci de contribuer à asseoir, envers et contre tout(s), la stabilité à la frontière méridionale – qu’est ce que les Libanais auraient aimé vous voir le long de l’autre frontière, vous savez, la cancéreuse passoire ! Merci de regarder le Liban comme une autre casa, une petite Espagne. Merci, comme les Français et les Américains il y a vingt ans, d’être des hombres d’honneur. Léo Ferré vous l’aurait dit, presque comme ça : Tu ne m’as pas...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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