Borsa Italiana : feu vert à l’offre de 1,6 milliard d’euros du LSE
Le conseil d’administration de la Bourse de Milan a donné son feu vert à la proposition de fusion avec le London Stock Exchange (LSE), a rapporté hier l’agence Ansa.
L’administrateur délégué de la Bourse de Milan, Massimo Capuano, a reçu mandat de son conseil pour finaliser la transaction d’un montant de 1,6 milliard d’euros par échange de titres, selon l’agence.
La nouvelle société chapeautant les Bourses de Londres et Milan sera composée de 12 membres, dont sept du LSE et cinq de Borsa Italiana, précise Ansa.
Un rapprochement va permettre aux deux places financières de sortir de leur isolement dans un secteur en pleine consolidation.
Le LSE est la deuxième place financière européenne en termes de capitalisation cumulée des sociétés cotées, avec 2 997 milliards d’euros à la fin mai contre 3 129 milliards d’euros pour Euronext, qui s’est marié officiellement au New York Stock Exchange fin mars.
Allemagne : la confiance dans l’économie subit
un petit coup de froid
La confiance sans faille dans l’économie allemande affichée par les chefs d’entreprise et les milieux financiers a subi un léger coup de froid en juin, laissant penser que la croissance pourrait continuer sa progression, mais à un rythme plus modéré.
Cette semaine, deux averses sont venues doucher coup sur coup l’optimisme ambiant. D’abord mardi, avec la publication d’un indice ZEW, qui compile les attentes du secteur financier, en baisse pour la première fois depuis novembre 2006.
Puis hier, avec l’indice de l’institut Ifo, mesurant le moral des chefs d’entreprise, qui enregistre un recul plus net que prévu.
Il est retombé à son niveau de février, à 107 points, après s’être maintenu en avril et en mai, avec 108,6 points, à un souffle de son niveau historique de 108,7 points.
Fonds d’investissement :
la CSI veut de nouvelles
régulations
La Confédération syndicale internationale (CSI) appelle à une régulation des fonds d’investissement, proposant aux gouvernements de leur imposer transparence, paiement d’impôts et respect des travailleurs, dans un rapport publié hier.
Évoquant un « nouveau visage du capitalisme » soumis à la « financiarisation », le rapport dénonce « l’influence croissante » des fonds d’investissement, avec un capital risque intervenant « dans 25 à 50 % de l’ensemble des fusions et acquisitions aux États-Unis et au Royaume-Uni » et des fonds spéculatifs représentant « entre 30 et 60 % du chiffre d’affaires quotidien des marchés financiers ».
Elle propose plusieurs réformes concrètes aux gouvernements qui ont « le droit et le devoir de réglementer cette industrie » : imposer la « transparence » des comptes aux fonds d’investissement et instaurer des « plafonds sur les déductions fiscales relatives au paiement d’intérêts » pour que les fonds paient davantage d’impôts.
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