Les élections de 6 membres de la Confédération générale des travailleurs ont eu lieu hier en dépit de la contestation manifestée par le Bloc syndical indépendant de Georges Alam, qui avait présenté un recours en invalidation devant la juge des référés, Zalfa el-Hassan.
Alors que le ministère du Travail avait donné son feu vert pour l’organisation du scrutin, une décision qui a été saluée par le ministre du Travail par intérim, Hassan Sabeh, la juge el-Hassan a pris la décision de suspendre toutes les opérations relatives à cette élection.
C’est sur fond de décisions contradictoires que le scrutin a donc eu lieu, permettant ainsi l’élection de 6 membres pour pourvoir aux 6 sièges sur les 12 que compte la CGTL. En pleine opération électorale, la juge des référés a ainsi communiqué sa décision au président de la centrale syndicale, Ghassan Ghosn, le sommant de suspendre le scrutin. Ce dernier a été notifié du texte de la décision vers 13h par le notaire Ghassan Mechleb, accompagné de l’avocat Jamil Kambriss. Les représentants des syndicats avaient déjà entamé l’opération électorale. Exprimant ses réserves sur la décision judiciaire, M. Ghosn a fini par signer le procès-verbal. Sitôt après, le président de la CGTL a tenu une conférence de presse, dans laquelle il a précisé que le scrutin s’est tenu en présence de représentants de l’Organisation de travail arabe, de la Fédération des syndicats arabes des travailleurs et de la presse. L’élection « avait été approuvée par le ministère du Travail qui a rejeté le recours en invalidation présenté par certains syndicalistes faute de preuves légales », a-t-il encore rappelé.
M. Ghosn a en outre indiqué avoir été « surpris » par la notification de la juge des référés, soulignant que les contestataires du scrutin « sont les mêmes qui avaient également contesté les élections l’an dernier ».
« Nous exprimons nos réserves au sujet de cette notification qui vise à paralyser l’action de la CGTL », a insisté M. Ghosn. Il a par ailleurs annoncé que le conseil exécutif allait tenir une réunion pour se saisir du dossier des revendications sociales et définir son plan d’action, accusant notamment le gouvernement de « laxisme » et de « despotisme ».
Quant au scrutin à proprement parler, il a permis l’élection, à 26 voix, de Boutros Saadé, Ali Yassine, Hassan Fakih, Fawzi al-Sayyed, Ahmad Zoubaydi, Saadeddine Hmaydi Sakr.
Sitôt les élus annoncés, le Bloc syndical indépendant a condamné le scrutin et refusé d’en reconnaître les résultats.
Le ministre du Travail démissionnaire, Trad Hamadé, a de son côté indiqué que la décision d’annuler les élections sera à nouveau examinée par la justice car il s’agit d’un véritable scandale, a-t-il dit, soulignant que la justice a décidé de contester la position du ministère sans en prévenir les responsables.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les élections de 6 membres de la Confédération générale des travailleurs ont eu lieu hier en dépit de la contestation manifestée par le Bloc syndical indépendant de Georges Alam, qui avait présenté un recours en invalidation devant la juge des référés, Zalfa el-Hassan.
Alors que le ministère du Travail avait donné son feu vert pour l’organisation du scrutin, une décision qui a été saluée par le ministre du Travail par intérim, Hassan Sabeh, la juge el-Hassan a pris la décision de suspendre toutes les opérations relatives à cette élection.
C’est sur fond de décisions contradictoires que le scrutin a donc eu lieu, permettant ainsi l’élection de 6 membres pour pourvoir aux 6 sièges sur les 12 que compte la CGTL. En pleine opération électorale, la juge des référés a ainsi communiqué sa décision au...