Tout n’est finalement qu’une question de temps. Et en Orient, le temps s’écoule peinard comme le sang qui ruisselle après un attentat. Il n’y a pas à dire, de nos jours, le monde appartient à ceux qui se lèvent terroristes.
Le tout est donc de savoir tuer le temps avant qu’il ne nous tue. Le temps d’abord de faire le tri entre les quelques forcenés de la cagoule qui se sont rendus à Nahr el-Bared et les matons en keffieh qui les ont accueillis, en espérant que ça ne soit pas les mêmes ; le temps aussi que la force mixte imberbo-barbue palestinienne pacifie le camp de Aïn el-Héloué et mette en place le jumelage et le partenariat culturel avec la ville de Gaza ; le temps enfin que Massimo D’Alema digère les boas constrictors que Bachar el-Assad lui a donné à avaler, et qu’il découvre que les promesses du Tyranneau de Damas c’était du pipeau valant son pesant de pistaches d’Alep. Ouf ! D’ici là, les poules auront perdu leurs dents et nos arrière-petits-enfants leur dentier…
En attendant, rien ne vaut le bon vieux système D pour slalomer entre les bombinettes placées çà et là par les tenants du sous-développement durable et de l’assassinat équitable. Voici donc quelques bons trucs à savoir pour ceux qui n’ont rien à braire des « problèmes de l’heure à la lumière des derniers développements » :
– Attendre toujours que la charge explose avant d’aller dîner en ville. Nous sommes un pays pauvre dont les terroristes sont mal payés. Par conséquent, il n’y aura jamais suffisamment de main-d’œuvre pour verser partout et au même moment la béchamel sulfureuse.
– Choisir pour faire la fête les parages immédiats du domicile d’une grosse pointure de la République. C’est là généralement qu’on trouve le plus de soldats au centimètre carré, tous payés avec l’argent du contribuable. Miam, miam ! De plus, si ça pète quelque part, le baltringue politique sera bien obligé de courir alimenter les micros et caméras en puisant dans son stock d’indignations, laissant à disposition son clapier au frigo bien garni.
– Pour le reste, se fier absolument au principe d’incertitude de Heisenberg en mécanique ondulatoire, applicable au Liban : à savoir qu’on ne peut jamais connaître, avec précision et au même moment à la fois, la position et la vitesse du neurone d’un terroriste à barbe.
C’était notre contribution hebdomadaire au moral de la population.
Gaby NASR
Tout n’est finalement qu’une question de temps. Et en Orient, le temps s’écoule peinard comme le sang qui ruisselle après un attentat. Il n’y a pas à dire, de nos jours, le monde appartient à ceux qui se lèvent terroristes.
Le tout est donc de savoir tuer le temps avant qu’il ne nous tue. Le temps d’abord de faire le tri entre les quelques forcenés de la cagoule qui se sont rendus à Nahr el-Bared et les matons en keffieh qui les ont accueillis, en espérant que ça ne soit pas les mêmes ; le temps aussi que la force mixte imberbo-barbue palestinienne pacifie le camp de Aïn el-Héloué et mette en place le jumelage et le partenariat culturel avec la ville de Gaza ; le temps enfin que Massimo D’Alema digère les boas constrictors que Bachar el-Assad lui a donné à avaler, et qu’il découvre que les promesses du...
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