Le président de la Banque centrale américaine, Ben Bernanke, s’est montré prudemment optimiste hier sur les perspectives de croissance de l’économie américaine, tout en mettant en garde contre les risques inflationnistes.
« En moyenne, sur les trimestres à venir, nous nous attendons à ce que l’économie progresse à un rythme modéré, proche ou juste en dessous de sa tendance à long terme », a-t-il indiqué dans un discours prononcé à Cape Town (Afrique du Sud) et dont le texte a été communiqué à Washington.
« Nous avons également constaté un reflux graduel de l’inflation de base (hors prix de l’alimentation et de l’énergie, NDLR) même si son niveau reste toutefois élevé », a-t-il ajouté.
Selon M. Bernanke, « en dépit des récentes augmentations des prix du pétrole brut et de l’essence, les prix de l’énergie sont inférieurs à leur pic de l’an dernier ». Il a ajouté que les anticipations d’inflation à long terme restent « contenues ».
« Mais, même si l’inflation de base devrait graduellement se modérer, les risques pesant sur cette prévision restent haussiers. En particulier, la permanence d’un niveau élevé de l’utilisation des ressources pourrait suggérer que la demande finale reste importante comparée aux capacités sous-jacentes de production de l’économie », a prévenu le président de la Banque centrale (Fed).
M. Bernanke a également estimé qu’il n’y avait pas de signes de « contagion importante » à d’autres secteurs de l’économie de la crise qui frappe actuellement le marché du logement aux États-Unis.
La croissance américaine s’est montré anémique au 1er trimestre avec un rythme de croissance annualisé de seulement 0,6 %, selon les dernières estimations du ministère du Commerce américain.
M. Bernanke a jugé hier que le ralentissement très marqué, de l’ordre d’un tiers, des mises en chantiers de logements neufs aux États-Unis depuis le début de 2006, avait contribué à retirer un point de pourcentage de la croissance réelle du Produit intérieur brut (PIB) sur les quatre derniers trimestres.
Cela ne s’est toutefois pas traduit par une baisse du stock de logements invendus qui s’établit actuellement à environ sept mois de ventes, a-t-il souligné.
« La construction résidentielle va rester atone pendant encore un certain temps, jusqu’à ce que des progrès puissent être effectués pour réduire l’inventaire des nouveaux logements invendus », a estimé le président de la Fed.
Pour les autres secteurs du marché du logement, il a rappelé que les reventes de logements avaient baissé de plus de 10 % depuis leurs sommets de la mi-2005 et celles de logements neufs de 30 %.
Malgré des signes de temporisation à la fin de l’année dernière, « des indices plus récents montrent que la demande nette s’est encore affaiblie sur les quatre premiers mois de l’année », a-t-il constaté.
Après une forte décélération en 2006 suivant des gains annuels de l’ordre de 9 % entre 2000 et 2005, « les prix ont continué à se montrer modérés en 2007 jusqu’à maintenant, même si, dans la plupart des cas, les baisses de prix se sont concentrées sur les marchés qui avaient affiché des augmentations particulièrement fortes les années précédentes », a temporisé M. Bernanke. Il a rappelé que la plupart des problèmes rencontrés par les emprunteurs se sont limités au marché des prêts hypothécaires à haut risque (subprime).
« Nous nous attendons à voir une nouvelle augmentation des défauts et des saisies cette année et la prochaine car de nombreux prêts à taux d’intérêt variables arrivent à échéance » et vont devoir être réévalués, a prévenu Ben Bernanke.
« Mais des facteurs fondamentaux, comme la forte croissance des revenus et des taux pour les prêts hypothécaires relativement bas, devraient au final soutenir la demande de logements et, jusqu’à maintenant, les problèmes du secteur des prêts à haut risque ne devraient pas s’étendre à l’économie dans son ensemble ou au secteur financier », a-t-il temporisé.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président de la Banque centrale américaine, Ben Bernanke, s’est montré prudemment optimiste hier sur les perspectives de croissance de l’économie américaine, tout en mettant en garde contre les risques inflationnistes.
« En moyenne, sur les trimestres à venir, nous nous attendons à ce que l’économie progresse à un rythme modéré, proche ou juste en dessous de sa tendance à long terme », a-t-il indiqué dans un discours prononcé à Cape Town (Afrique du Sud) et dont le texte a été communiqué à Washington.
« Nous avons également constaté un reflux graduel de l’inflation de base (hors prix de l’alimentation et de l’énergie, NDLR) même si son niveau reste toutefois élevé », a-t-il ajouté.
Selon M. Bernanke, « en dépit des récentes augmentations des prix du pétrole brut et de l’essence,...