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Colombie Uribe libère le chef guérillero Granda à la demande de Sarkozy

Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé lundi qu’à la demande expresse de son homologue français Nicolas Sarkozy, il avait libéré sans condition le chef guérillero des FARC, Rodrigo Granda, pour en faire « un intermédiaire de paix ». Le chef de l’État colombien, qui s’est prévalu des remerciements de M. Sarkozy, a indiqué avoir pris cette décision bien que Granda, considéré comme le « ministre des Affaires étrangères » de la guérilla, ait refusé de se démobiliser et d’abandonner la lutte armée. De son côté, Nicolas Sarkozy, qui a reçu hier la famille d’Ingrid Betancourt, a salué hier matin la « décision très importante et courageuse » prise par le président Uribe qu’il avait « expressément demandée ». Le chef de l’État français « espère désormais que ce développement sera entendu par les Forces armées révolutionnaires de Colombie et que celles-ci y répondront ». M. Granda avait quitté lundi dans l’après-midi la prison « La Rosada », à bord d’un hélicoptère de la police, en compagnie du haut commissaire du gouvernement pour la paix, Luis Carlos Restrepo, pour gagner le siège de l’épiscopat colombien dans la capitale, où il passera la nuit. Yolanda Pulecio, la mère de l’otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, était radieuse en apprenant la libération du chef guérillero. Elle prie, dit-elle à l’AFP, pour que les FARC « à leur tour fassent un geste de réciprocité » en libérant leurs otages. Granda était le membre le plus important de l’organisation rebelle en captivité et avait été capturé le 13 décembre 2004 à Caracas, au Venezuela. Alvaro Uribe a également indiqué au cours de son allocution que la libération massive de guérilleros se poursuivait hier. Plus de 150 rebelles repentis seront libérés avant jeudi, a-t-il annoncé, précisant cependant qu’une vingtaine d’entre eux retourneraient en prison.
Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé lundi qu’à la demande expresse de son homologue français Nicolas Sarkozy, il avait libéré sans condition le chef guérillero des FARC, Rodrigo Granda, pour en faire « un intermédiaire de paix ». Le chef de l’État colombien, qui s’est prévalu des remerciements de M. Sarkozy, a indiqué avoir pris cette décision bien que Granda, considéré comme le « ministre des Affaires étrangères » de la guérilla, ait refusé de se démobiliser et d’abandonner la lutte armée.
De son côté, Nicolas Sarkozy, qui a reçu hier la famille d’Ingrid Betancourt, a salué hier matin la « décision très importante et courageuse » prise par le président Uribe qu’il avait « expressément demandée ». Le chef de l’État français « espère désormais que ce...