Concernant le Hezb el-Tahrir (parti fondamentaliste sunnite), Ahmad Fatfat précise que lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, il a tenu à le sortir de la clandestinité pour qu’il intègre la vie politique. Ce parti, qui n’a aucune activité militaire, est donc devenu légal, mais « il cessera de l’être dès que l’État aura la moindre information sur une irrégularité quelconque, ou s’il fait le moindre usage de la force ». « C’est la condition que j’ai imposée, a précisé M. Fatfat. Jusqu’à présent, ils n’ont jamais possédé d’armes et n’ont jamais transgressé les lois. La reconnaissance par l’État du Hezb el-Tahrir est une question de principe. Une non-reconnaissance aurait été une violation de la loi sur les associations de 1909, selon laquelle les partis doivent être immédiatement reconnus par les autorités dès que celles-ci sont au courant de leur existence. On ne peut pas être démocrates à moitié. »
« L’argument que l’on brandit lorsqu’on me reproche mon attitude par rapport au Hezb el-Tahrir, c’est que c’est un parti qui lutte pour rétablir le califat et qui n’est pas respectueux de la pérennité du Liban. C’est vrai. Je ne partage pas du tout leurs opinions idéologiques et politiques, et je ne manque pas de le leur dire. Mais faut-il l’interdire pour autant ? Ce n’est pas le seul à être dans ce cas. Le PSNS, le Baas et d’autres partis qui agissent sur le territoire libanais ne reconnaissent pas non plus la pérennité du Liban. Si ces partis versent dans la clandestinité, ils seront beaucoup plus dangereux. Le Hezb el-Tahrir n’a d’ailleurs rien à voir avec les derniers événements et ils ne sont pas, sur le plan politique, aussi importants que ce que nous croyions. »
Concernant le Hezb el-Tahrir (parti fondamentaliste sunnite), Ahmad Fatfat précise que lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, il a tenu à le sortir de la clandestinité pour qu’il intègre la vie politique. Ce parti, qui n’a aucune activité militaire, est donc devenu légal, mais « il cessera de l’être dès que l’État aura la moindre information sur une irrégularité quelconque, ou s’il fait le moindre usage de la force ». « C’est la condition que j’ai imposée, a précisé M. Fatfat. Jusqu’à présent, ils n’ont jamais possédé d’armes et n’ont jamais transgressé les lois. La reconnaissance par l’État du Hezb el-Tahrir est une question de principe. Une non-reconnaissance aurait été une violation de la loi sur les associations de 1909, selon laquelle les partis doivent être immédiatement...
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