La vie a repris à Tripoli, un calme précaire règne à Bared
le 29 mai 2007 à 00h00
Un calme précaire règne autour du camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, au nord de Tripoli, neuf jours après le début des affrontements entre l’armée et le groupuscule Fateh el-Islam. Des tirs sporadiques rythment l’ultrafragile trêve. Le bombardement des positions des extrémistes par l’armée reprend à la faveur de la nuit tombante.
Les vingt mille réfugiés qui ont déjà quitté le camp de Bared ont trouvé refuge, dans leur majorité, au camp de Beddaoui, à quatre kilomètres au nord de Tripoli, où les conditions de vie infligées aux habitants du camp ont redoublé de précarité.
Ces trois derniers jours, plusieurs centaines de Palestiniens ont également quitté Bared, en direction de Beddaoui. Près de huit mille Palestiniens vivent encore à l’intérieur du camp situé sur les rives du « fleuve froid », Nahr el-Bared.
Hier, l’armée a incendié les champs de roseaux qui s’étendaient le long du fleuve, qui servent à Fateh el-Islam de rideaux naturels et qui leur permettent de mener des incursions. La troupe a ratissé l’espace qui s’étend des confins du village de Mouhammara jusqu’en bas de la colline de Hakmoun sur le littoral.
Au moins deux roquettes de mortier projetées par Fateh el-Islam étaient tombées, la veille, avant minuit, non loin de la vieille voie du chemin de fer, à Abdeh.
Les islamistes de Fateh el-Islam ont également dirigé leurs tirs sur les positions de l’armée sur la colline de Mouhammara.
Des tireurs embusqués ont visé les soldats de l’armée qui a répliqué en bombardant les immeubles où étaient postés les tireurs.
Un soldat de l’armée a été légèrement blessé lorsqu’un groupe de Fateh el-Islam a essayé d’attaquer une position de l’armée, dans la matinée d’hier. L’armée a répliqué par des tirs de roquette et de mitraillette qui ont fait plusieurs blessés dans le rang des attaquants.
Alors que l’armée continue d’assiéger le camp, que les extrémistes de Fateh el-Islam refusent de se rendre, l’activité économique est paralysée dans le secteur. Les commerces sont restés fermés dans les villages de Bhénnine et de Abdeh, et les établissements scolaires du caza de Akkar, dans leur majorité, sont restés fermés. À Tripoli, la vie a repris ses droits. Les commerces étaient ouverts hier. Les baigneurs ont repris le chemin de la plage. Les universités et les établissements scolaires de Tripoli ont rouvert leurs portes, après une semaine de coupure.
À Tripoli, seules les traces laissées dans les immeubles lors des affrontements de la semaine dernière indiquent que Fateh el-Islam est passé par là. La vie a repris. Mais de loin, des échos de tirs rappellent que la bataille se poursuit à Bared.
Un calme précaire règne autour du camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, au nord de Tripoli, neuf jours après le début des affrontements entre l’armée et le groupuscule Fateh el-Islam. Des tirs sporadiques rythment l’ultrafragile trêve. Le bombardement des positions des extrémistes par l’armée reprend à la faveur de la nuit tombante.
Les vingt mille réfugiés qui ont déjà quitté le camp de Bared ont trouvé refuge, dans leur majorité, au camp de Beddaoui, à quatre kilomètres au nord de Tripoli, où les conditions de vie infligées aux habitants du camp ont redoublé de précarité.
Ces trois derniers jours, plusieurs centaines de Palestiniens ont également quitté Bared, en direction de Beddaoui. Près de huit mille Palestiniens vivent encore à l’intérieur du camp situé sur les rives du...
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