Rechercher
Rechercher

Actualités

L’inquiétude grandit face à la surchauffe boursière en Chine

Les autorités chinoises, l’ex-président de la Banque centrale américaine, Alan Greenspan, et l’OCDE sont montés au créneau pour tirer la sonnette d’alarme face à l’emballement des Bourses chinoises, en pleine euphorie, et au risque de crise en cas d’éclatement de la « bulle ». Alan Greenspan, qui malgré sa retraite a conservé son rôle de pythie des marchés financiers et continue à multiplier les interventions, a dit craindre « une contraction considérable à un moment ou un autre » des marchés boursiers de l’Empire du Milieu, qui ont vu leur valeur tripler depuis le début de 2006. La tendance actuelle « n’est clairement pas soutenable », a-t-il ajouté mercredi selon plusieurs médias, à l’occasion d’un colloque financier en Espagne. Cette mise en garde a pesé hier sur les marchés boursiers asiatiques, qui ont tous fini dans le rouge. L’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a enfoncé le clou hier en s’inquiétant d’un « risque de correction marquée » qui pourrait avoir ensuite un impact sur le secteur bancaire. « Le niveau existant des prix des actions paraît entraîner un risque de correction marquée dans le cas où il apparaîtrait impossible de maintenir l’accroissement actuel des bénéfices », note-t-elle dans son rapport semestriel sur la conjoncture mondiale publié à Paris. L’OCDE relève également le danger que représente les achats d’actions par les particuliers financés par des emprunts à la banque. « S’il est vrai que la part du marché boursier qui est détenue par les particuliers est faible, ces prêts pourraient devenir irrécouvrables en cas de baisse des cours, ce qui aurait un effet défavorable sur les bilans des banques », indique son rapport. Le marché chinois, en proie à une fièvre spéculative alimentée par des liquidités en abondance, a bondi de 55 % depuis le début de l’année. Des millions de particuliers vident leurs bas de laine et se ruent vers les placements boursiers, alléchés par des promesses de rendements importants. La capitalisation cumulée des deux places boursières de Chine continentale, Shanghai et Shenzhen, dépasse désormais celle de Hong Kong pour se classer deuxième en Asie derrière Tokyo. Et les introductions en Bourse en chaîne d’anciennes entreprises d’État alimentent la frénésie. La perspective d’une bulle boursière et de son éclatement inquiète de plus en plus le gouvernement, qui a annoncé le 18 mai une série de mesures destinées à ralentir la machine économique chinoise. La Banque centrale a également envoyé un signal en relevant ses taux d’intérêt, pour la quatrième fois en an. « Les établissements financiers doivent signaler à temps les transactions irrégulières et suspectes de leurs clients et coopérer activement avec les Bourses pour surveiller les transactions en temps réel », préconise la dernière directive du régulateur de la Bourse rapportée hier par la presse officielle chinoise. La Commission chinoise de régulation des opérations boursières émet régulièrement des avertissements, mais il s’agit là de son deuxième coup de semonce en moins de deux semaines. L’autorité de régulation s’est engagée à renforcer sa surveillance contre les délits d’initiés et les manipulations de cours tout en plaidant auprès du grand public pour une meilleure prise de conscience des risques. La Commission exhorte les maisons de courtage à rappeler le principe de base des investissements sur les marchés financiers : « les acheteurs doivent supporter tous les risques » et être prudents.
Les autorités chinoises, l’ex-président de la Banque centrale américaine, Alan Greenspan, et l’OCDE sont montés au créneau pour tirer la sonnette d’alarme face à l’emballement des Bourses chinoises, en pleine euphorie, et au risque de crise en cas d’éclatement de la « bulle ».
Alan Greenspan, qui malgré sa retraite a conservé son rôle de pythie des marchés financiers et continue à multiplier les interventions, a dit craindre « une contraction considérable à un moment ou un autre » des marchés boursiers de l’Empire du Milieu, qui ont vu leur valeur tripler depuis le début de 2006.
La tendance actuelle « n’est clairement pas soutenable », a-t-il ajouté mercredi selon plusieurs médias, à l’occasion d’un colloque financier en Espagne.
Cette mise en garde a pesé hier sur les marchés...