La défaite de Liverpool en finale de la Ligue des champions contre l’AC Milan (1-2) mercredi à Athènes a mis un sérieux bémol aux affirmations péremptoires de l’Angleterre qui a considéré toute la saison son championnat comme le « meilleur du monde ».
Quand trois représentants anglais ont accédé aux demi-finales, les entraîneurs des « quatre grands », Jose Mourinho, Rafael Benitez, Alex Ferguson et Arsène Wenger, sont pour une fois tombés d’accord : ils étaient les entraîneurs stars du championnat des étoiles, avec le « meilleur joueur du monde », Cristiano Ronaldo, son « meilleur défenseur », John Terry, et le « jeune joueur le plus enthousiasmant depuis Pelé », Wayne Rooney.
L’élimination de Barcelone par Liverpool, la déroute de l’AS Rome à Manchester (7-1), la qualification de Chelsea aux dépens de Valence, semblaient confirmer ces déclarations grandiloquentes. C’était certain : le Calcio appartenait au passé, l’Espagne avait régressé.
Mais la victoire milanaise au terme d’une finale décevante est venue rappeler aux Anglais que les rêves hégémoniques sont souvent le prélude à la débâcle.
L’avertissement milanais
Certes, un club anglais a participé à chacune des trois dernières finales de Ligue des champions. La victoire aux tirs au but (3 à 2) de Liverpool en 2005, baladée une bonne partie du match par l’AC Milan (3-3), fut héroïque mais miraculeuse. Cette année, les Italiens étaient intrinsèquement la meilleure équipe, tout comme Barcelone était incontestablement supérieure à Arsenal en 2006.
Le triste parcours des Gunners, sortis dès les 8es par les modestes Néerlandais du PSV Eindhoven, est venu confirmer, au grand dam d’Arsène Wenger, que l’accession à la finale de Paris il y a un an était une surprise et que les ambitions de l’entraîneur français de la remporter cette année étaient présomptueuses.
Milan avait pourtant lancé un avertissement aux Anglais en balayant Manchester à San Siro en demi-finale retour (3-0). Mais il n’avait pas été entendu par l’Angleterre qui préférait y voir la défaite d’une équipe épuisée.
Depuis l’explosion des budgets et le lancement de la Premier League en 1992, seuls Manchester United (1999) et Liverpool (2005) ont remporté la Ligue des champions.
« Nous devons progresser »
Ce bilan place l’Angleterre à hauteur de l’Allemagne, mais derrière l’Espagne et l’Italie (4). Le nombre de finalistes est plus éloquent encore : quatre Anglais, autant que les Allemands, contre dix Italiens et sept Espagnols.
Certes, placer trois demi-finalistes est une performance remarquable, que seuls les Espagnols et les Italiens avaient réussie, en 2000 et 2003. La différence, de taille, est qu’ils avaient finalement remporté la compétition (Real Madrid et AC Milan) aux termes de finale contre des compatriotes.
L’entraîneur de Liverpool Rafael Benitez est trop intelligent pour savoir que l’Angleterre n’a pas encore pris le dessus sur des Italiens champions du monde et sur des Espagnols dont le championnat a sans doute plus de profondeur, comme l’a montré leur domination en Coupe de l’UEFA. Et malgré une saison européenne ratée, Barcelone et le Real compteront toujours parmi les favoris.
« Nous devons progresser et passer deux ou trois niveaux au-dessus, reconnaissait le technicien espagnol après la finale. Nous devons dépenser beaucoup et maintenant. Nous avons besoin de nous renforcer à presque toutes les positions. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La défaite de Liverpool en finale de la Ligue des champions contre l’AC Milan (1-2) mercredi à Athènes a mis un sérieux bémol aux affirmations péremptoires de l’Angleterre qui a considéré toute la saison son championnat comme le « meilleur du monde ».
Quand trois représentants anglais ont accédé aux demi-finales, les entraîneurs des « quatre grands », Jose Mourinho, Rafael Benitez, Alex Ferguson et Arsène Wenger, sont pour une fois tombés d’accord : ils étaient les entraîneurs stars du championnat des étoiles, avec le « meilleur joueur du monde », Cristiano Ronaldo, son « meilleur défenseur », John Terry, et le « jeune joueur le plus enthousiasmant depuis Pelé », Wayne Rooney.
L’élimination de Barcelone par Liverpool, la déroute de l’AS Rome à Manchester (7-1), la qualification de...