Le Koweït affirme être toujours engagé par
la monnaie unique du CCG
Le Koweït a affirmé hier que le rattachement de sa monnaie à un panier de devises plutôt qu’au seul dollar ne signifiait pas son retrait de la monnaie unique du Golfe, prévue en 2010, selon le gouverneur de sa Banque centrale, cheikh Salem ben Abdel Aziz al-Sabah.
Dimanche, le Koweït a annoncé que sa monnaie serait dorénavant indexée sur un panier de devises, plus de quatre ans après avoir décidé de lier le dinar au dollar américain en prélude au lancement de la monnaie unique dans le Golfe. Cheikh Salem a toutefois averti que « certains pays (du CCG) ne seraient pas en mesure de répondre aux critères monétaires, techniques et législatifs (requis pour la monnaie unique) à l’échéance » de 2010. Il a par ailleurs estimé à 21,5 milliards de dollars les réserves en devises de la Banque centrale du Koweït, ajoutant que la Banque « ne modifiera pas la composition de ses réserves après le désengagement par rapport au dollar ».
Iran : Ahmadinejad
réduit les taux d’intérêt, malgré les craintes d’inflation
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a décidé de réduire les taux d’intérêt des banques publiques et privées, selon la télévision d’État, malgré les craintes d’une poussée inflationniste. « Par décision finale du président, les taux d’intérêt dans les banques d’État sont réduits de 2 % et dans les banques privées de 5 % », a dit le porte-parole du gouvernement Gholam Hossein Elham.
Les taux d’intérêt des établissements publics et privés, qui étaient auparavant fixés respectivement à 14 et 17 %, sont désormais « de 12 % afin que toutes les couches de la population puissent utiliser les facilités bancaires et pour encourager une véritable compétition entre banques privées et publiques », a dit le porte-parole. Cette décision, qu’a combattue en vain le comité monétaire de la Banque centrale, fait passer les taux d’intérêt sous le taux d’inflation. Ce dernier était officiellement de 13,5 % sur l’année iranienne écoulée (21 mars 2006-20 mars 2007).
La Banque centrale iranienne a prévu récemment que l’inflation atteindra les 17 % pour l’année 2007-2008.
Le PDG de Halliburton
s’est installé à Dubaï
Le PDG du géant américain des services pétroliers Halliburton, qui avait provoqué un tollé aux États-Unis en décidant en mars de transférer le siège de la compagnie du Texas à Dubaï, a annoncé hier son installation dans cet émirat du Golfe. Parlant à un petit groupe de journalistes à Dubaï, où il est arrivé samedi, le PDG de Halliburton, Dave Lesar, a réaffirmé que sa décision avait été uniquement motivée par l’évolution actuelle du marché pétrolier. Il a fait part de sa volonté de développer les activités de sa société dans ce qu’il a appelé « l’hémisphère oriental », c’est-à-dire les marchés non américains, essentiellement le Moyen-Orient, mais aussi l’Asie, l’Afrique et la mer du Nord, afin de porter « à long terme » leur part dans le chiffre d’affaires de Halliburton à 50 %, contre 35 % actuellement. Il a ainsi expliqué que les projets à venir dans les cinq prochaines années dans le secteur des services pétroliers représentaient quelque 80 milliards de dollars et que 75 % de ces investissements seraient effectués dans cet « hémisphère oriental », notamment au Moyen-Orient.
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