COMMUNAUTÉS
« Pèlerinage de printemps »
de la paroisse latine de Jounieh
La paroisse latine de Jounieh organise son pèlerinage de printemps le dimanche 27 mai.
Au programme de cette journée : départ à 8h vers la région de Jbeil où une messe sera célébrée à 9h à l’école Don Bosco. Visite du site de Machnaqa et du village de Aqoura où un déjeuner sera servi. Visite du site d’Afqa et retour par les villages de Lassa et Mayrouba. Arrivée à Jounieh vers 18h30.
Pour les inscriptions, appeler Mme Bresse au 03/360222, ou Léa Chiha au 03/727250. Pour tout renseignement, contacter le père Jean-Louis Lingot au 03/414966.
Avis de La Flamme
Le comité de La Flamme organise une journée de récollection le vendredi 1er juin. Elle aura lieu à la maison d’accueil des sœurs Notre-Dame des Apôtres, à Montana, Kornet Chehwan. Elle sera animée par le révérend père Francis Leduc. Mme Emma Khoury donnera une causerie sur la Pentecôte à 14h30. Le transport est assuré.
Pour tout renseignement et les inscriptions avant le 25 mai, téléphoner au : 01/201816 ou 03/436807. 14h30.
Rotary Club de Beyrouth
La réunion statutaire du Rotary Club de Beyrouth se tiendra aujourd’hui lundi 21 mai, à 13h30, à l’hôtel Le Bristol.
Les rotariens et les rotariennes ainsi que leurs invités seront les bienvenus.
SPECTACLES
« J’ai tout » au théâtre Tournesol
Le théâtre du Rond-Point présente, avec le soutien de l’association Beaumarchais, le spectacle J’ai tout, mis en scène par Thierry Illouz, les mercredi 23 et jeudi 24 mai, à 20h30, au théâtre Tournesol, à Tayyouneh. Avec Jean-Damien Harbin. Costumes : Juliette Chanaud, lumières : Hervé Coudert et assistante à la mise en scène : Kéa Ostovany. C’est l’histoire d’un homme qui rencontre son ennemi dans le hall désert d’une gare.
Il se livre alors à une vraie démonstration de sa véritable force, décidant d’en découdre jusqu’au bout avec ce que cet ennemi a pu porter d’humiliation, de mépris, de désignation et de haine. Il va lui offrir le spectacle d’une puissance insoupçonnable et inimaginable à la mesure des coups reçus. Mais où peut bien mener une lutte à mort contre ce reproche écrasant d’être dépossédé, d’avoir échoué en tout, d’avoir perdu amour, travail et tout ce qui, d’ordinaire, est censé tenir les hommes debout ?
MUSIQUE
Concert, ce soir, au Foyer
des sœurs franciscaines
Le quatuor de Beyrouth donne un concert ce soir, à 18h, au Foyer des sœurs franciscaines à Badaro, rue du Musée. Avec Camil Muça et Camille Aubry au violon, Jean-Pierre Yabroudi à l’alto et Robert Khoury à la violoncelle.
Au programme : Bach, Antonio Vivaldi et Antonin Dvorak.
CONFÉRENCES
Report, au 6 juin, de la conférence sur « Heinrich Heine » au Kulturzentrum
L’Association allemande pour la promotion de la culture a annoncé dans un communiqué que la conférence intitulée « Heinrich Heine », initialement prévue pour le mercredi 23 mai, est reportée au mercredi 6 juin, à 20h, à la kulturgaleire du Kulturzentrum, à Jounieh, à proximité du téléphérique.
Deuxième symposium international sur
« L’interdisciplinarité » à l’Université antonine
Le département des sciences infirmières de la faculté de santé publique de l’Université antonine organise son deuxième symposium international sur « L’Interdisciplinarité », le jeudi 31 mai à partir de 10h, à l’auditorium de la faculté d’ingénieurs.
Le programme est disponible en ligne à l’adresse suivante :
www.upa.edu.lb/dsi
CONCOURS
Prix annuel Ignace Maroun
La Fondation Ignace Maroun a annoncé dans un communiqué que la remise de son prix annuel, d’un montant de sept millions de livres libanaises, aura lieu en octobre 2007.
Les personnes qui désirent participer doivent remettre leurs œuvres avant le 30 juin à l’adresse suivante :
Fondation Ignace Maroun
Archevêché maronite de Beyrouth.
Pour plus de renseignements sur les conditions de participation, appeler Mme Thérèse Bou Maroun aux 03/790706, 01/200312, 09/938012.
De gauche à droite, MM. Saba, Aoun, Roland et Khalifé.
Social
Ouverture de deux salles équipées par la Fondation al-Walid ben Talal à la Maison du médecin
Deux nouvelles salles, une pour le conseil de discipline de l’ordre des médecins, et une autre pour les conférences, entièrement équipées par la Fondation al-Walid ben Talal, ont été inaugurées à la Maison du médecin, à Furn el-Chebback-Tahwita, en présence du ministre démissionnaire de la Santé, Mohammad Khalifé, du président de l’ordre français des médecins, Jacques Roland, et de son homologue libanais, Mario Aoun, du représentant de la Fondation al-Walid ben Talal, Abdel-Salam Marini, de l’ancien ministre Élias Saba, du PDG et du directeur général de la CNSS, Toubia Zakhia et Mohammad Karaki, du directeur général de la Mutuelle des fonctionnaires de l’État, Anwar Daou, et d’un grand nombre de médecins. Au terme de la cérémonie, MM. Khalifé, Aoun et Roland se sont rendus auprès de l’ancienne ministre des Affaires sociales, Leila el- Solh, pour lui présenter leurs condoléances à la suite du décès de sa sœur Alia el-Solh.
AIDE HUMANITAIRE
Centre social du CJC-cas 4414
Un homme âgé de 59 ans, vivant avec sa femme, qui travaille comme employée de bureau, doit être hospitalisé pour une gêne respiratoire importante, due à une tumeur respiratoire. Malgré l’aide du ministère de la Santé, il n’arrive pas à couvrir les frais. Nous souhaiterions réunir la somme de 300 000 LL comme contribution à ce cas. Le cas 4413 est couvert. Merci. Pour plus d’informations, appeler le 01/335844 et l’après-midi le 01/335750.
Débat - « Lumières orientales et Orient des Lumières » à l’USJ
La libre pensée du XVIIIe siècle a-t-elle une place dans le monde arabe ?
Y a-t-il place pour un regard lucide, lavé des aveuglements de l’intolérance, au sujet des Lumières ? À quelles conditions philosophiques, éthiques, religieuses et politiques peut-on en parler ? Quel destin pour les Lumières au vingt et unième siècle si, contrairement à la vocation que leur assigne Hegel en tant qu’activité négative, elles parviennent (…) à l’énergie périlleuse mais égalitaire et féconde de la confrontation ?
Organisé par le Collège international de philosophie (Paris) et le département de philosophie de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’USJ, un colloque de haut niveau ayant pour thème « Lumières orientales et Orient des Lumières » s’est tenu à l’USJ à la fin de la semaine dernière.
Le colloque a regroupé neuf intervenants français venant de plusieurs institutions : du Collège international de philosophie, du Collège de France, du CNRS, des universités de Paris VIII, de Paris III, de Lyon II, de Poitiers ; et cinq intervenants libanais de l’Université libanaise et de l’Université Saint-Joseph. Il était appuyé par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), ce qui explique la présence de Mme Michèle Gendreau-Massaloux, rectrice de l’AUF, à la séance d’ouverture.
L’objectif de ce colloque était de « faire la lumière » sur l’échange et le « dialogue » entre les Lumières orientales dans le mouvement de l’orientalisme occidental et les Lumières occidentales dans le mouvement de la Nahda.
Inscrit naturellement dans une perspective philosophique, ce colloque a débouché néanmoins sur une approche interdisciplinaire comprenant l’histoire, l’islamologie et la littérature. D’où son double intérêt : être un moment intense de réflexion philosophique et porter plusieurs longueurs d’onde émanant de plusieurs disciplines des lettres et des sciences humaines.
Comment penser le modèle de l’échange entre Lumières orientales et occidentales ? Comment ne pas réduire les Lumières orientales de la Renaissance arabe à une transposition de la libre pensée européenne du dix-huitième siècle et des idéaux de la Révolution française ? Voilà deux des grandes questions auxquelles tente de répondre le colloque. Le concept d’une histoire de la transmission devrait accréditer la mise en présence d’une même rationalité que risque de démentir l’étude comparée des textes et contextes.
Dans un mot d’introduction, le recteur de l’USJ, le Pr René Chamussy, s.j. a soulevé le problème de la réflexion que les « Lumières » suscitent toujours dans le continent même où elles ont éclairé : « Les Lumières, a-t-il dit, sont des manifestations qui relèvent de l’histoire et de la sociologie. Il se trouva en Europe, en un temps donné et en fonction de groupes sociaux très situés des possibilités d’expression nouvelles, des auteurs qui surent construire une façon de vivre la vie différente et de l’exprimer. Au nom de la raison et de la seule raison, pensent certains… Nous le savons, en fait, il n’y a rien de moins clair que tout cela et c’est Régis Debray (NDLR : dans Aveuglantes Lumières) qui écrit, au cœur d’un petit livre fort déroutant au demeurant : “Les Lumières marquent le moment où la raison humaine s’est vu conférer la puissance magique, l’efficacité surnaturelle du fiat lux.” Et le même auteur poursuit plus loin : “Les Lumières ont rallumé en nous ce qu’il y a de plus invétéré (et par là même de plus indéracinable) : la pensée magique.” Il ne fait pas de doute en fait qu’en Europe même, la réflexion sur les Lumières demeure un champ ouvert. »
« Et sans doute en va-t-il de même avec notre Nahda qui, au XIXe siècle, voulut explicitement recueillir l’héritage de ce “Proche-Occident” et s’en démarquer tout aussitôt en opposant à la figure de l’occidentalisé celle de l’adib, de l’homme éduqué qui aime sa langue et qui n’est mû que par l’amour de la patrie (al-Watan) et le souci de servir la communauté (al-Umma)… Je ne suis pas sûr que Voltaire se serait senti à l’aise dans un tel univers de pensée. »
De son côté, M. Jarjoura Hardane, doyen de faculté des lettres et des sciences humaines de l’USJ, a soulevé dans un mot d’introduction l’esprit de parfait partenariat entre l’équipe du Collège international de philosophie autour de son président, M. Bruno Clément, et l’équipe du département de philosophie de l’USJ, autour de son chef, Jad Hatem, dans la préparation du colloque.
S’agissant de la dialectique entre « lumières » et « ténèbres », et dans un contexte local et régional plutôt ténébreux, a conclu M. Hardane, les différentes manifestations académiques, telles que ce colloque, s’inscrivent dans le long itinéraire de l’USJ qui se manifeste de manière constante dans la volonté de ne jamais baisser les bras et de suivre la consigne du sage oriental : « Essaie d’allumer une bougie plutôt que d’injurier l’obscurité. »
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