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CANCANS DE CANNES

Le juré Michel Piccoli prêt à en découdre « Quand j’ai présidé la “ Caméra d’or ”, j’ai découvert un film indien et j’ai manœuvré tant et plus. Qu’il y ait des coups de gueule cette année, ça ne m’étonnerait vraiment pas ! J’attends tout du festival et je serai forcément surpris », a confié hier l’acteur français Michel Piccoli, juré du 60e Festival de Cannes, dans un entretien à Nice-Matin. Interrogé sur l’état du cinéma, l’acteur estime « qu’il y a de bons films commerciaux qui peuvent être admirables : c’est le cas du dernier Scorsese, Les Infiltrés, qui a raflé plusieurs Oscars ». D’une manière générale, l’acteur estime « rédhibitoire le petit racolage émotionnel et de psychologie de pacotille pour séduire le plus grand nombre ». Tapis rouge et ballon blanc Pour filmer la pléiade de cinéastes qui monteront ensemble les marches du palais dimanche soir à l’occasion du 60e anniversaire du festival, un ballon dirigeable équipé d’une petite caméra numérique 35mm sera positionné au-dessus du tapis rouge. Pour la première fois, l’organisation du festival fait appel à cette technologie qui lui permettra de filmer en plan large les réalisateurs de renom qui ont tourné À chacun son cinéma, un film à sketchs réalisé pour cette édition historique. Trente-cinq grands noms du cinéma ont participé à cette commande du président du festival Gilles Jacob. Le ballon blanc de quatorze mètres de long est dirigé au moyen d’une télécommande et relié à une grande « canne à pêche » qui permet de mieux contrôler ses 100 kilos et 100 m3, selon la société parisienne Pixscène qui dirigera les opérations. Ascenseur VIP Scène vécue sur la terrasse d’un palace cannois : un groupe de journalistes attend l’ascenseur pour redescendre après des interviews quand arrive l’acteur américain Billy Zane, entouré de gardes du corps et en galante compagnie, qui quitte lui aussi les lieux après une séance photo. Les gorilles écartent doucement les journalistes, l’acteur et sa suite pénètrent dans l’ascenseur et un dernier cerbère s’assure que personne d’autre ne profite du voyage vers le rez-de-chaussée. George Orwell l’avait écrit dans sa Ferme des animaux : « Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres. » Tautou sera Coco Audrey Tautou (Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, L’Auberge espagnole, Un long dimanche de fiançailles) incarnera Coco Chanel dans un film d’Anne Fontaine. Produit par « Haut et Court », le film sera une adaptation de la biographie de la légendaire créatrice de mode signée Edmonde Charles-Roux. Coco Chanel inspire beaucoup : Danièle Thompson doit également réaliser un film sur la vie de Mademoiselle. Les monstres ont débarqué ! Morts vivants et autres monstres dégoulinants d’hémoglobine ont envahi la Croisette samedi : une performance annuelle proposée par Troma Entertainment, petite société de production américaine qui fête son 33e anniversaire. Spécialisée dans les films « trash » de série B, Troma compte des fans inconditionnels dans de nombreux pays. Réalisée par Lloyd Kaufman, sa dernière production (Poultrygeist, nuit du poulet mort) est présentée en avant-première mondiale à Cannes, dans le cadre du Marché du film. Films et... musique aussi À l’occasion du 60e Festival de Cannes, Radio France International et l’Organisation internationale de la francophonie ont lancé, vendredi à Cannes, le troisième volume de AfricaVision, première anthologie consacrée aux musiques de films d’Afrique. Ce nouvel opus réunit des compositions pour le cinéma signées Manu Dibango. La Croisette aussi câline gratis Le Festival de Cannes ne pouvait échapper plus longtemps au mouvement « Free hugs » (Câlins gratuits) né en Australie en 2004 : soudain, dans la rue, un inconnu vous propose gratuitement une accolade. Des petits groupes de militants locaux prennent régulièrement position sur la Croisette à la rencontre de dizaines de milliers de festivaliers et badauds.
Le juré Michel Piccoli prêt à
en découdre

« Quand j’ai présidé la “ Caméra d’or ”, j’ai découvert un film indien et j’ai manœuvré tant et plus. Qu’il y ait des coups de gueule cette année, ça ne m’étonnerait vraiment pas ! J’attends tout du festival et je serai forcément surpris », a confié hier l’acteur français Michel Piccoli, juré du 60e Festival de Cannes, dans un entretien à Nice-Matin. Interrogé sur l’état du cinéma, l’acteur estime « qu’il y a de bons films commerciaux qui peuvent être admirables : c’est le cas du dernier Scorsese, Les Infiltrés, qui a raflé plusieurs Oscars ». D’une manière générale, l’acteur estime « rédhibitoire le petit racolage émotionnel et de psychologie de pacotille pour séduire le plus grand nombre ».

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