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Actualités - Opinion

Pourquoi Fouad Siniora dérange….

Jamais dans l’histoire de notre pays, un homme politique n’aura été autant attaqué. Au plus fort des différents conflits et alors que les armes étaient en action, le langage n’aura jamais été aussi violent et dégradant que ce que nous servent, par vagues concertées, les opposants du Premier ministre. Accusations très personnelles, mots forts et hors normes traduisant bien plus qu’une simple rivalité politique. Fouad Siniora dérange. Est-ce sa pugnacité ou sa vision claire et affichée ? Qualificatifs partagés par peu de membres de notre classe politique. Est-ce sa manière d’éviter les polémiques stériles ? Et cette façon d’accueillir avec flegme les pires invectives ou parfois encore de répondre, chiffres et documents à l’appui, aux rares accusations précises ? Est-ce son parcours ? Celui d’une bête de travail, technicien, rompu à la rigueur comptable et à la logique du « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », propulsé, après avoir longtemps observé, à un poste auquel rien ne le prédestinait, en l’absence d’appui sectaire, de référence régionale, ou d’allégeance populaire héritée. Est-ce d’avoir réussi à tenir parce qu’il n’avait aucune envie d’arriver ? Ou d’être arrivé à s’imposer alors même qu’il n’a aucune ambition électorale, ne comptant que sur ses convictions intimes et sur ceux qui se retrouvent en son action ou qui partagent sa fidélité sans faille à l’ancien Premier ministre assassiné ? Fouad Siniora, c’est un peu tout cela ; autant de raisons pour lesquelles il émerge du lot, déstabilise ses opposants…et dérange. Il aurait, certes, été plus efficace et artisan de développement à la tête d’un cabinet plus représentatif, d’une Administration en refonte organisée et d’un État en voie de reconstruction. Mais les priorités sont malheureusement toutes autres ; il en souffre certainement. Et c’est ça qui le dérange. J’aimerais tant que d’autres, de tous bords, clans politiques ou membres de la société civile, puissent eux aussi commencer à déranger et… être dérangés. À l’image de Fouad Siniora. Fady BUSTROS



Jamais dans l’histoire de notre pays, un homme politique n’aura été autant attaqué.
Au plus fort des différents conflits et alors que les armes étaient en action, le langage n’aura jamais été aussi violent et dégradant que ce que nous servent, par vagues concertées, les opposants du Premier ministre.
Accusations très personnelles, mots forts et hors normes traduisant bien plus qu’une simple rivalité politique. Fouad Siniora dérange.
Est-ce sa pugnacité ou sa vision claire et affichée ? Qualificatifs partagés par peu de membres de notre classe politique.
Est-ce sa manière d’éviter les polémiques stériles ? Et cette façon d’accueillir avec flegme les pires invectives ou parfois encore de répondre, chiffres et documents à l’appui, aux rares accusations précises ?
Est-ce son parcours ? Celui...